Les exportations de banane antillaise en baisse


Date: 09 août 2003 à 00:03:09 CEST
Sujet: Société - Economie Antillaises


Entre les calamités naturelles et les effets négatifs de l'organisation commune des marchés (OCM), la filière banane doit faire face aux Antilles à une crise majeure qui menace son existence.

Source : Cyberagri

En Guadeloupe, les exportations de bananes ont reculé, à fin mars 2003, de 9% par rapport à mars 2002 : 22.001 tonnes de bananes ont été exportées contre 24.206 tonnes un an auparavant.

En Martinique, les expéditions vers la métropole ont baissé de 19,3% sur un an. Sur les quatre premiers mois de l'année, elles s'élevaient à 71.162 tonnes en cumul. A la fin avril 2003, le prix moyen wagon départ était de 60 E/100 kg, en hausse de 2% par rapport à la même période de 2002, selon le bulletin trimestriel de conjoncture de l'Institut d'émission des départements d'Outre-mer.

Dans un communiqué publié à la veille du Xème anniversaire de l'organisation commune des marchés (OCM), le 1er juillet 1993, les Groupements de producteurs bananiers de la Guadeloupe ont évoqué "une crise majeure de la banane qui menace son existence".

Pourtant, en dépit des des difficultés rencontrées par la profession, la banane représente la principale activité d'exportation agroalimentaire de Guadeloupe en volume (45%) et génère plus de 10 000 emplois directs ou indirects.

En dix ans le nombre de producteurs est tombé de 1.200 à 750 en Martinique et de 1.000 à 400 en Guadeloupe.

Alors que l'Europe s'était engagée, face à l'ouverture de son marché (notamment à la banane dollar), à garantir l'écoulement de la banane européenne à des prix équitables pour les producteurs", les planteurs constatent âprement que les priorités de l'OCM banane ont bien changé et que les grands principes qui ont prévalus à son origine ont été largement dévoyés mettant la production bananière guadeloupéenne en danger de disparition. Les planteurs soulignent la disparition de l' origine préférentielle ou encore la suppression des licences d'importation, tout cela menant à de nombreuses difficultés de trésorerie pour les planteurs.

Face aux problèmes de la banane aux Antilles, le gouvernement a réuni en février l'ensemble des acteurs de la filière (planteurs, transporteurs, distributeurs, mûrisseries, importateurs et banques) afin d'élaborer des propositions auprès de la commission européenne.

Du côté européen il est prévu de refondre entièrement l'OCM banane en 2006. Les planteurs en attendent particulièrement:

- la régionalisation de l'aide compensatoire et la mise en place d'une procédure d'indemnisation des calamités, complémentaire de celle de l'Etat.

D'ici là les planteurs devront de leur côté consolider les débouchés de la banane guadeloupéenne sur le marché français et européen à travers la mise en place d'une nouvelle politique commerciale dont le schéma sera basé sur les qualités intrasèques de la banane Guadeloupéenne (terroir, gôut, sécurité alimentaire).

Alban Moyaux / Cyberagri

banane martiniquaise







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