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Résumés: CAPES Créole ( Irrégularités )
Posté le 28 février 2003 à 15:08:04 CET par Phil

Créole Le CAPES Créole, diplôme national français, est encore entaché d'anomalies à dénoncer une fois de plus...
A lire les derniers communiqués du Comité de Vigilance CAPES Créole publiés par Pas de vagues.

Quelle honte pour un état qui a ratifié la charte européenne sur les langues régionales !
Les débuts sont difficiles en raison de rivalités et de passions sur un nouveau champ scientifique entre autochtones et non-autochtones, réunionnais, martiniquais, fonctionnaires de l'académie, jurys, etc... qui ne savent pas trouver un consensus et un mode de fonctionnement pour cette langue à plusieurs facettes régionales, longtemps tenue à l'écart du système scolaire.
Mais espérons que ce diplôme trouvera un jour une sérénité salutaire.

Mise à jour Juin 2004

Vers la suppression du CAPES de Créole ?


M. le Ministre de l'Education Nationale

Le 18 juin 2004

OBJET : suspension du CAPES de créole

Monsieur le Ministre,

Je viens d'apprendre avec stupéfaction que votre ministère envisage la suspension du CAPES de créole à compter de la session 2004-2005. Je tiens à rappeler que ce CAPES n'existe que depuis 3 ans, contrairement aux autres CAPES de langues régionales qui, eux, datent de plus d'une quinzaine d'années. Je rappelle aussi qu'avec près de 2 millions de locuteurs actifs (Martinique-Guadeloupe-Guyane-Réunion), le créole est la langue régionale la plus parlée sur le territoire français. La création d'un CAPES de créole, quoique tardive, n'était que justice, d'autant qu'on doit l'inclure dans le cadre des réparations de ce crime contre l'humanité que fut l'esclavage des Noirs. L'Assemblée Nationale a, en effet, voté en 1998, une loi reconnaissant l'esclavage comme étant un crime contre l'humanité.

A ce jour, seuls 5 Capésiens de créole ont été recrutés pour la Martinique, 1 pour la Guadeloupe et 8 pour la Réunion. Soit 14 (quatorze) enseignants pour...2 millions d'habitants. A qui fera-t-on croire que continuer à en recruter, à doses homéopathiques en plus (il n'y a que 4 postes ouverts au CAPES de créole), grèvera le budget de votre Ministère et celui de l'Etat ?

Je considère donc cette éventuelle suppression comme une violation grave de nos droits de citoyens français d'Outre-Mer lesquels citoyens ont donné leur sang pour la France en 1863 (guerre du Mexique menée par Napoléeon III), en 1870, en 14-18, en 39-45, en Indochine, en Algérie et j'en passe. Recevez, monsieur le Ministre, mes salutations indignées.

Raphaël CONFIANT écrivain

Prix Antigone (ville de Montpellier), 1988 Prix Novembre, 1991 Prix Casa de las Americas (Cuba), 1993 Prix Shibusawa-Claudel (Japon), 1994 Prix de l'International Books for Young People (Espagne), 1995 Prix Carbet, 1994, Prix RFO, 1996

19.6.2004

Monsieur le Ministre,

Je suis Jean Bernabé, professeur des Universités, spécialiste de créole, fondateur et responsable du GEREC-F (Groupe d'Etudes et de Recherches en Espace Creolophone et Francophone), chargé, en 2001, par le ministère (aux destinées duquel vous présidez aujourd'hui) de la coordination des programmes de langues et cultures régionales au Collège et au Lycée. C'est au motif de ces fonctions et qualités que je m'autorise à vous faire part de la stupéfaction qui m'a saisi à l'annonce, encore officieuse, relative à une éventuelle périodicité du CAPES de créole non annuelle et soumise à des contingences par définition non programmables.

Je sais que divers concours font déjà l'objet de telles mesures, dites d'ajustement à la demande, une demande fluctuante parce que n'ayant pas fait l'objet de prévisions adéquates.
J'admets volontiers que les données démographiques, notamment en contexte de stagnation économique, ne peuvent pas être ignorées par les gouvernants, lesquels ne sont pas des thaumaturges.

Ce qui, en revanche, me semble incompréhensible, voire inadmissible, c'est que votre ministère, auquel la morale républicaine fait obligation, indépendamment des options partisanes, de protéger, voire de promouvoir le patrimoine moral et spirituel accumulé par les gouvernants précédents, n'ait pas pris la véritable mesure de ce que représente pour nos pays créoles, parties prenantes, que je sache, de la République Française, un concours comme le CAPES de Créole. Ce concours, obtenu de haute lutte, a pour vocation d'être non seulement le vecteur d'un meilleur développement linguistique et culturel mais encore source d'une plus grande harmonie et d'une efficacité scolaire accrue. Qui plus est, il revêt une valeur emblématique de réparation des sévices et humiliations causées par l'entreprise criminelle qui non seulement a perpétré l'esclavage mais encore l'a spécialisé dans la traite négrière.

Aucun descendant d'esclaves n'a obtenu de réparations matérielles des dommages subis, sauf à assigner cette fonction aux transferts financiers issus de la Métropole, organisant depuis trop longtemps une mentalité d'assistés et qui, pour d'évidentes raisons éthiques, ne peuvent ni ne doivent, quels qu'en soit le montant, constituer un argument de réparation.

Contrairement au CAPES dont l'exiguïté du coût financier est sans commune mesure avec la capacité symbolique qui s'en trouve développée.

La remise en cause du CAPES de créole, fût-ce dans sa périodicité, ne peut être vécue que comme une manifestation rampante de négationnisme et l'expression d'un mépris dont la République ne peut se prévaloir à l'endroit de citoyens à part entière dont une vision réconciliatrice conforte la pertinence d'un tel CAPES dans sa tenue annuelle. Je me permets de vous informer que la demande aux Antilles et en Guyane est importante et que pour la seule académie de la Guadeloupe, il y a eu, cette année, 132 candidats au baccalauréat ayant choisi l'épreuve de créole à l'oral.

"Réconciliatrice", ai-je dit et non point "conciliatrice". Car pour toutes les femmes et les hommes responsables de nos pays, le maintien du CAPES de créole dans sa régularité ne saurait être de l'ordre du négociable.

Aussi, sachant que le texte définitif n'est pas encore paru, ose-je espérer que, mieux informé des enjeux d'une telle décision, vous aurez à coeur de revoir votre position.

Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre l'expression de mon respect républicain.

Jean Bernabé

20 juin 2004

Monsieur le Ministre,

C'est avec une grande stupéfaction que j'apprends que vous envisagez de supprimer ou de remettre à plus tard le tout nouveau CAPES de Créole.

Les peuples des Départements d'outremer ont suffisament subi le mépris et les atteintes aux droits de l'homme durant l'esclavage pour pouvoir aujourd'hui prétendre conserver leur culture. La principale richesse d'une culture, vous le savez Monsieur le Ministre, est sa langue. Le CAPES de Créole clame dans les esprits la valorisation de cette langue, parlée par deux millions de citoyens français. Vous devriez vous rendre compte que quelques économies ridicules sur un budget de l'éducation ne peuvent en aucun cas compenser le mal que vous feriez à tout un peuple en gommant d'un coup la fierté qu'il a ressenti à la reconnaissance trop tardive de sa langue par l'attribution d'un diplôme: le CAPES de Créole. Le temps du témoin qui désignait à l'opprobre celui qui parlait créole à l'école et le rendait passible de punition est-il enfin révolu?

La richesse multiculturelle de la France et des ses régions doit être valorisée et non écrasée. Relisez, Monsieur le Ministre, Simone Schwarz-Bart, Patrick Chamoiseau, Raphael Confiant, des écrivains qui font honneur à notre littérature et qui sont enseignés dans les universités à travers le monde. J'ai personnellement enseigné leurs oeuvres dans deux universités américaines et elles sont lues et étudiées dans de très nombreuses universités. Ces écrivains sont bilingues, Monsieur le Ministre, et c'est pour beaucoup, ce qui ajoute à leur valeur, à la richesse de leur écriture. Vous ne pouvez nier le travail de Raphael Confiant et de Jean Bernabé, qui depuis des années transcrivent le Créole et lui donnent une grammaire et des dictionnaires. Une telle richesse doit être préservée à tout prix.

Même s'il ne restait qu'un seul candidat au CAPES de Créole, il faudrait lui donner l'opportunité de s'y présenter, en vertu de la dette historique que la France a contracté envers le peuple des Antilles et de la dette culturelle que la France a envers la langue Créole. De plus, on ne nie pas à des citoyens français la moité de leur identité inpunément. Les conséquences peuvent s'avérer désastreuses pour le futur.

Je souhaite de tout coeur, Monsieur le Ministre, que vous comprendrez la nécessité supérieure de conserver chaque année les épreuves du CAPES de Créole. Je compte sur votre intelligence et votre bonne appréciation de la situation.

Recevez, Monsieur le Ministre, mes salutations respectueuses,

Dr Isabelle Constant Professeur de Littérature française University of Queensland Brisbane QLD Australia

source : nich twèl kapes kréyol

 
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