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Revue de Presse: Sucre Amer à Gwada
Posté le 29 mai 2002 à 19:13:24 CEST par Phil

Arts Mans a écrit : "Par Stéphanie Binet, Journal Libération, 29/05
Amer Outremer

Christian Lara aura attendu quatre ans pour que son film «Sucre Amer» soit visible dans les salles de cinéma. Quatre ans pour que sa sortie sur les écrans coïncide avec le bicentenaire de l'épopée du peuple guadeloupéen.
Réalisé en 1998, «Sucre amer» raconte en effet l'histoire de ces habitants qui, en mai 1802, refusèrent que Napoléon rétablisse l'esclavage dans ce département français alors que la Convention l'avait aboli huit ans plus tôt.

Bataille. Journaliste puis cinéaste de l'outre-mer - «Coco la Fleur» (1978), «Vivre libre ou mourir» (1980), «Black» (1987)... -, Christian Lara, petit-fils d'historien guadeloupéen, a reconstitué dans sa douzième fiction cet épisode peu connu de l'histoire de France.

Pour aborder cette période où «la France a mal à son histoire», Lara a choisi de rappeler la chronologie des événements grâce au procès intemporel d'Ignace, un charpentier noir analphabète devenu chef de bataillon de l'armée française. Il est accusé par ce tribunal de l'histoire d'avoir trahi son armée en s'insurgeant quand celle-ci est venue lui remettre les fers.

Pour mieux comprendre, petite leçon d'histoire. En 1794, la Guadeloupe est occupée par les Anglais. Commissaire de la République, Victor Hughes organise la rébellion des esclaves: il leur rend la liberté et en arme 10 000 contre les Anglais. La première scène du film est d'ailleurs une bataille sur une plage où Ignace prend dans ses bras un officier blanc, tué aux combats.

En 1797, la Guadeloupe est déclarée département français. Mais, deux ans plus tard, Bonaparte nommé Premier consul, supprime le statut départemental. En 1802, devenu Napoléon, il envoie le général Leclerc pour combattre Toussaint Louverture à Saint-Domingue (bientôt Haïti) et le général Richepance en Guadeloupe.

Imposture. Arrivé le 6 mai, Richepance, dégoulinant de perversité dans le film, promet de garantir la liberté des Guadeloupéens mais, dans le même temps, met aux fers les soldats de couleur noir. Se doutant de l'imposture, le commandant Ignace et le colonel Delgrès, d'origine martiniquaise, décident de résister.

Ce dernier et ses soldats, encerclés par les troupes de Richepance, préféreront se faire sauter avec un baril de poudre plutôt que de retourner en esclavage. Ignace sera fait prisonnier après avoir tué un jeune soldat français, engagé dans les troupes de Richepance.

C'est son procès que raconte «Sucre amer». Le film navigue entre les champs de bataille (reconstitués, faute de budget, avec peu de figurants), la salle du tribunal et les délibérations du jury. Et quels jurés! Huit personnages dont sept figures historiques de la société guadeloupéenne, vivant avant ou après les événements de 1802. Il y a le comte Nolivos, fardé, perruqué comme à la cour de Versailles, gouverneur de l'île de 1765 à 1768 ; le chevalier de Saint-George, compositeur mulâtre et combattant de la Révolution française ; Henri Sidambarom, avocat et élu qui, en 1804, inscrivit les travailleurs d'origine indienne sur les listes électorales ; l'écrivain quarteron Privat D'Anglemont, apprécié de Baudelaire... et il y a la jeune Marie.

Déjà mort. Elève infirmière de métropole, elle a les traits d'une Marianne d'aujourd'hui, la petite Marie. Le teint rosé, elle écoute passionnément les témoignages à la barre des héros ressuscités : Victor Schoelcher, Delgrès qui arrive à cheval au tribunal (joué par Luc Saint-Eloy, qui avait réclamé plus de comédiens de couleur au cinéma lors de la cérémonie des Césars en 2000), l'impératrice Joséphine, le soldat tué par Ignace qui avoue qu'il se sentait déjà mort à force de trahir les idéaux de la République... Elle n'a pas l'air si traumatisée que ça la petite Marie d'apprendre les ratés de l'histoire française, elle trouve même qu'il a plutôt la classe cet Ignace qui ne parle que créole, qui ne connaît pas son nom de famille mais défend ses droits avec opiniâtreté.

Avec «Sucre amer», Christian Lara prouve que le devoir de mémoire, loin d'être pénible, peut être aussi cinématographique."

 
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