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L'état d'urgence en France est destiné à mater [...] les colonisés de la France
Posté le 13 janvier 2006 à 14:10:48 CET par Phil

Le Monde Un anonyme a écrit : "L’état d’urgence en France est destiné à mater éternellement les colonisés de la France


Lu récemment sur www.georgesfaisans.com

L’état d’urgence décrété en France le 08.11.2005, puis prolongé pour trois mois, a été levé le 04 janvier 2006. Même si les causes des violences urbaines de novembre dernier n’ont pas disparu et ne disparaîtront jamais qu’en apparence - l’instauration de l’état d’urgence en est la preuve - les conditions minimales requises pour son établissement ou sa prolongation ne sont plus réunies, et cela grâce à l’efficacité des menaces de « bannissement » et des sanctions amorcées auprès de jeunes - ayant ou non participé aux « atteintes à la sûreté » de l’Etat français. Et comme elles sont toutes supposées généralisables !

Le décret d’état d’urgence du 08.11.05, rend applicable la loi existante 55-385 (sur l’institution d’un état d’urgence en Algérie, promulguée le 03.04.1955), durant douze jours. Mais, pour prolonger l’état d’urgence décrété, selon les termes de ladite loi, il faut promulguer une nouvelle loi à cet effet, d’où celle du 18.11.2005 prévoyant la prolongation de l’état d’urgence durant trois mois. Douze jours c’est un peu juste, mais trois mois c’est bien assez pour utiliser toutes les potentialités de ce régime particulier.

L’état d’urgence comme son nom l’indique, est une réaction étatique à une situation de crise aiguë qui bouleverse l’ordre instauré. Il est souhaitable, pour les tenants de l’ordre politique établi en France, que cette mesure « militaire » ne soit pas employée trop souvent ni trop longtemps, car son efficacité diminuerait rapidement et la nature répressive et castratrice du système s’en trouverait mieux révélée au Français de base qui croit encore être un élément déterminant dans une démocratie usurpée. Pourtant, la loi permettant de décréter l’état d’urgence est une loi ordinaire, depuis sa création dans un contexte de guerre, celui d’Algérie.

Effectivement, quoi de plus ordinaire pour la Loi que de canaliser les nouvelles idées dans les limites d’un acceptable changement de l’ordre défendu ; celui en place et voulu pour l’avenir. La Justice dispose de marges pour ajuster les sanctions aux divers débordements tolérables. Mais comme il doit être mis fin rapidement et définitivement à tous les autres dérèglements qui pourraient mettre en péril la survie du système, durant l’état d’urgence, en plus des restrictions à la libre circulation, à la liberté de réunion et d’information, les juridictions militaires peuvent prendre le relais des instances juridiques ordinaires pour expédier les affaires moins classiques. Ces mesures « exceptionnelles » sont inscrites dans la loi « ordinaire » 55-385, titre I articles 12 à 14.

L’état d’urgence a été décrété par l’Etat français, pour réprimer de façon militaire les velléités d’accès à la dignité, à la liberté et à l’indépendance
- des Algériens dès avril 1955 durant les « événements d’Algérie », et
- des Kanaks dès janvier 1985 durant les « troubles en Nouvelle Calédonie ».
L’Etat français se sentait « assiégé », durant de longs mois, par des colonisés algériens et kanaks désirant ne plus être propriété de la France et des Français. Le sang a coulé.

En novembre 2005, les jeunes insurgés avaient des revendications à faire entendre à l’Etat français ; ils ne remettaient nullement en cause son autorité sur eux ni la départementalisation perpétuant le droit, pour la France de s’annexer des territoires de la Caraïbe ou du Pacifique ainsi que les nègres qui y vivent. Cela se passait sur le territoire français, dans l’Hexagone. Les jeunes banlieusards étaient ou non de nationalité française. Mais assurément, ils étaient issus majoritairement de populations immigrées dont les pays qui ont été colonisés par la France ont aujourd’hui accédé ou non à l’indépendance (pays du Maghreb, ancienne Afrique noire française, départements et territoires d’outre mer). L’état d’urgence n’a pas duré deux mois pour faire face à une révolte de colonisés « internes », des fils de « colonisés » pour la plupart, qui voulaient un meilleur statut « hexagonal ».

Dans ces trois situations, il y a eu morts d’hommes côté émeutiers. Mais, la mort des jeunes électrocutés qui cherchaient à se soustraire à un contrôle policier d’identité,à Clichy-sous-Bois, n’avait pas été envisagée ni préméditée par les forces de l’ordre français et seront toujours considérées par elles comme dramatiques et surtout accidentelles.

Dans les luttes menées par les Algériens et les Kanaks décidés à gagner leur dignité, celle que l’Etat français piétinait et piétine encore en Kanaky, il était clair que la cause de leur problème était la présence et la domination de la France chez eux. Des Algériens, des Kanaks sont morts pour leur dignité puisque des Français étaient prêts à les combattre pour poursuivre leur domination sur eux.

Les jeunes banlieusards ont ressenti violement, comme à l’unisson les morts de Bouna et Ziad, qui, sans les contrôles d’identité fréquents, vécus comme autant de harcèlements systématiques et orientés envers des jeunes « présumés en dérive », sur leurs lieux de vie, seraient encore en vie. Alors les émeutes n’ont pas tardé. De façon générale les techniques hélas banalisées de dégénérescence des manifestations sur la voie publique (les casses et incendies), ont été largement employées mais visiblement non organisées. Les auteurs novices paieront un prix fort sans même avoir la satisfaction d’avoir fait entendre un mot d’ordre ou une revendication pour améliorer leur quotidien. Depuis le départ, les jeunes banlieusards subissent la répression policière et les conséquences des surenchères répressives. Leur révolte se limite à une désapprobation dévastatrice dirigée sur le matériel et non contre des institutions d’un système d’exploitation. La France fait peu de cas de leur condition mais quand le choix suivant leur a été proposé : perdre ce que vous avez ou vous soumettre, la deuxième solution a été adoptée.

En décrétant l’état d’urgence l’Etat français se dote de moyens pour réprimer rapidement et quasi définitivement les fauteurs de troubles à l’ordre républicain. Il organise dans le même temps la contre-attaque c’est-à-dire la mise en place d’une stratégie le garantissant de conserver l’avantage sur ses adversaires affichés (considérés comme des ennemis à abattre dès que possible). Charles De Gaulle a dû laissé à regrets l’Algérie et les institutions françaises traumatisées de cette rupture brutale permettent toujours l’instauration de l’état d’urgence « sur tout ou partie du territoire métropolitain, de l’Algérie ou des départements d’outre-mer ». Appliqué en Kanaky, il a permis de justifier la mise en place d’un référendum sur le statut de la « Nouvelle Calédonie » dans un délai de dix ans, auprès d’un électorat modelé sur mesure et conditionné pour pérenniser l’occupation de la Kanaky par la France. Décrété en novembre 2005, l’état d’urgence aura permis de peaufiner les structures existantes et en cours (institutionnelles mais associatives surtout) qui seront supposées être représentatives des diverses communautés (des noirs, aux arabes en passant par les pieds-noirs). Elles seront chargées de faire accepter aux banlieusards fils de colonisés ou d’esclaves et encore esclaves puisque non affranchis, les inflexions voulues pour poursuivre la politique menée par la France depuis très longtemps. Ils devront accepter un compromis pour que dans les manuels scolaires les descendants de colonialistes et d’esclavagistes puissent revendiquer les bienfaits des institutions créées par leurs ancêtres et qui ont fait et font encore la prospérité de la France. Le maintien de la loi 55-385 instituant un état d’urgence et en portant toujours l’application en Algérie, 44 ans après l’indépendance de celle-ci, ne prouve-t-il pas la nature perfide de la France ?

Christine, Lisa et Youri.

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