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Revue de Presse: Venezuela Crash : Solidarité avec les victimes de Martinique
Posté le 20 août 2005 à 23:49:19 CEST par Phil

Martinique Les proches des victimes n'ont pas pu voir les corps au Venezuela. En effet, ce sont des corps mutilés, en mille morceaux, débris calcinés, identifiables seulement par des techniques scientifiques (ADN, etc), qu'on mettra dans de petits sachets en plastique dans les cerceuils.

solidarite victimes martiniquaisesL'identification prendra plusieurs semaines et il n'est donc pas matériellement possible de faire un deuil individuel avant la fin de cette procédure.
On partage cette déception des familles.

Un hommage "national" collectif sera rendu aux victimes le mercredi 24 août au stade de Dillon, F2F, avec orchestre symphonique et sans récupération politique. Ce sera une sorte de jour férié en Martinique, (drapeaux en berne, magasins fermés, personne ne travaillera). En France,

PARIS (AP) -- Les drapeaux seront mis en berne mercredi prochain sur tous les édifices publics en France pour l'hommage national aux 152 victimes martiniquaises de la catastrophe aérienne du vol Panama-Fort-de-France, a annoncé vendredi Matignon dans un communiqué.
Cette initiative est destinée à "associer l'ensemble des autorités publiques à cet hommage", selon les services du Premier ministre. Le drapeau national sera mis en berne pendant toute la journée. AP

Mais le comportement des élus, dans leur tentative désespérée ou désespérante de représentation nationale, semble en tout cas illustrer l'ambiguité de cette portée "nationale", à ce jour.
Le président Jacques Chirac, en vacances, est attendu mercredi sur l'île, d'après un récent communiqué de l'Elysée en date de vendredi :

Le Président de la République assistera, mercredi 24 août, à la Martinique à la cérémonie d'hommage national aux victimes de la catastrophe aérienne du vol Panama-Fort-de-France survenue le 16 août 2005.

.
Le ministre des Affaires Etrangères, M. Philippe Douste Blazy, a lui, carrément posé un lapin au Venezuela.

Le ministre de l'outre-mer M. Baroin avoue son embarras face aux familles devant la fermeté des autorités vénézueliennes.

Les élus nationalistes martiniquais ont pris leurs propres initatives de leurs côtés.

Quoiqu'il en soit, les internautes de tous pays ont manifesté sincèrement leur profonde sympathie, en déposant leurs messages sur différents sites.

Concernant la solidarité avec les familles des victimes, faisons l'écho des quelques initiatives de collectes de fonds dont celles de la Fondation de France (Solidarité Martinique )

Pour aider les familles, vous pouvez faire un don :
- par chèque bancaire libellé à l'ordre de :
Fondation de France - Solidarité Martinique
40 avenue Hoche
75008 Paris
www.fdf.org


Quant à l'enquête, une information judiciaire est ouverte, une association de défense s'est créée mais on recherche déjà les véritables propriétaires de la West Caribbean Airlines.

Crash de la West Caribbean: arrivée au Venezuela d'autres proches des victimes
(20 Août 2005 - 18h15)

Quelque 280 proches des victimes de l'accident du MD-82 de la West Caribbean se sont rendus samedi à Maracaïbo au Venezuela où sont conservés les corps des 160 occupants de l'appareil, dont 152 Français.

Une célébration oecuménique devait avoir lieu en début d'après-midi (en soirée en France) au cimetière principal de la ville, dans le jardin central, nommé jardin d'Eden, où une stèle temporaire portant les noms des victimes devait être dévoilée, selon les autorités françaises.

Un Boeing 747 d'Air France affrété spécialement s'est posé samedi à Maracaïbo en provenance de Fort-de-France, avec 380 personnes à bord dont le ministre français de l'Outre-mer François Baroin. Selon Jean-Christophe Paris, de la mission de soutien des situations de crise du Quai d'Orsay, les proches des victimes sont "environ 280" pour ce voyage de recueillement.

Une centaine de responsables politiques martiniquais (députés, conseillers généraux, ainsi que le maire de Fort-de-France), les juges d'instruction chargés de l'enquête, des psychologues, des médecins et journalistes étaient également à bord.

Vendredi, une centaine de Martiniquais s'étaient déjà rendus à Maracaïbo, où sont conservés les corps des victimes de l'avion colombien, qui s'est écrasé mardi près de Machiques à 650km à l'ouest de Caracas alors qu'il effectuait la liaison entre Panama et Fort-de-France.

Sous le choc, tendus, les proches des victimes arrivés samedi ont été conduits en autocar à la faculté de médecine de Maracaïbo qui sert de morgue, où ils n'ont pas pu pénétrer: un cordon de policiers armés barrait l'entrée du bâtiment, les tenant éloignés d'une trentaine de mètres.

"Nous sommes maintenant au plus près des personnes disparues", a déclaré aux familles le docteur Ronan Orio, un des membres de la cellule de crise française au Venezuela. Une jeune femme qui a perdu son mari dans l'accident s'est effondrée en larmes sur le sol, d'autres, à ses côtés pleuraient. Des médecins, pompiers, ainsi que des membres de l'équipe de soutien vénézuélienne s'efforçaient de les réconforter.

Sous un soleil de plomb, la tension est montée, certains se demandant pourquoi on ne les laissait pas voir une dernière fois leurs proches. Excédé, Jean-Claude Misantrope, un homme d'une trentaine d'années, une rose rouge à la main, a apostrophé François Baroin. "S'il vous plaît, laissez-moi aller plus près, laissez-moi au moins mettre ma fleur à l'entrée de l'immeuble où est ma soeur".

"Non, désolé, les autorités vénézuéliennes ne veulent pas qu'on s'approche plus", lui a répondu M. Baroin, visiblement gêné. "Vous nous cachez des choses! Je suis venu de Paris pour voir ma soeur et on ne me dit rien", a repris en hurlant Jean-Claude Misantrope, avant d'être tiré à l'écart par des pompiers et psychologues.

"Qu'est-ce qu'ils veulent que je fasse? Que je rentre poser ma rose à l'hôtel?", a-t-il plus tard demandé. François Baroin a discuté avec un groupe de responsables vénézuéliens, puis a pris le micro pour dire aux familles qu'elles étaient finalement autorisées à s'approcher un peu plus du bâtiment. Mais le cordon de policiers n'a reculé que d'une dizaine de mètres.

Les familles ont posé leurs roses à même le goudron de la route, certains s'agenouillant brièvement pour prier, d'autres inclinant la tête, recueillis. Certains, furieux, ont jeté de dépit leurs fleurs aux pieds des policiers. "Je ne comprends pas, les Vénézuéliens venaient de me dire que c'était bon et maintenant, ils ne font rien", expliquait François Baroin, visiblement décontenancé.

Sur le plan de l'enquête, le procureur de la République de Fort-de-France, Serge Samuel, a fait état d'une bonne coopération avec les autorités vénézuéliennes. "Nous sommes en discussion pour leur fournir les moyens techniques pour effectuer les identifications ADN", a-t-il expliqué à l'Associated Press.

Si l'ensemble des corps ont été récupérés par les militaires vénézuéliens, seuls quelques uns ont pu être identifiés, selon François Baroin. "Pour les autres, des analyses ADN seront nécessaires. Tout cela prendra plusieurs semaines. Et aucun corps ne pourra être rapatrié avant d'être identifié", explique-t-il dans une interview au Journal du dimanche.

Douze spécialistes français, policiers et gendarmes, sont à pied d'oeuvre sur place. Par ailleurs, deux enquêteurs du Bureau d'enquêtes et analyses pour la sécurité de l'aviation civile, dépendant du ministère français des Transports, sont conseillers techniques pour l'enquête vénézuélienne, selon le lieutenant-colonel Didier Jam de la gendarmerie française.

Un hommage national doit avoir lieu mercredi prochain à Fort-de-France en présence du président Jacques Chirac. AP ----

Alfred Marie-Jeanne contre les autorités de métropole.

Le président indépendantiste du conseil régional de Martinique contre la République française. Le "deuil national martiniquais" , selon la formule du premier, contre l'"hommage national" du second. Esquissée à fleurets mouchetés, la lutte d'influence entre les élus autonomistes ou indépendantistes et "l'Etat français" , après l'accident d'avion qui a coûté la vie, mardi 16 août, au Venezuela, à 152 passagers martiniquais et à 8 membres d'équipage, a pris, jeudi, une ampleur politique inattendue. La polémique monte à propos du déplacement des familles de victimes sur les lieux de la catastrophe, mais aussi de l'organisation de la cérémonie de recueillement, le 24 août.

Encart - Une information judiciaire est ouverte

Une information judiciaire a été ouverte pour "homicides involontaires" , jeudi 18 août, par le procureur de la République de Fort-de-France (Martinique), Serge Samuel, après le crash de l'avion de la compagnie West Caribbean au Venezuela. Confiée à deux juges d'instruction, elle offre un cadre légal aux enquêteurs, qui travaillaient jusqu'à présent en flagrance, pour organiser la coopération policière et judiciaire avec les autorités du Venezuela et de la Colombie, pays où la compagnie est enregistrée. Un des objectifs de l'enquête sera de dissiper le flou entourant l'identité des véritables propriétaires de la West Caribbean.

Le 26 mars, un autre avion de la compagnie s'était écrasé dans les collines, peu après son décollage sur l'île de Providencia, causant la mort de deux membres de l'équipage et de six passagers. En juillet, la compagnie avait annoncé à l'Autorité des ports et transports de Colombie des dettes accumulées de 14 milliards de pesos (6 millions de dollars) et s'était engagée à rétablir ses finances d'ici 2006. ­ (AFP.)

suite
La controverse débute mardi, lorsque les élus martiniquais apprennent que le ministère de l'outre-mer s'apprête à affréter un avion, samedi 20 août, pour emmener les familles de victimes au Venezuela. Aussitôt, le président du conseil régional déplore que les collectivités locales soient tenues à l'écart et organise, avec son alter ego du conseil général, Claude Lise (app. PS), un autre voyage, pour que l'entourage des défunts puisse se rendre à Maracaibo, la ville la plus proche du lieu de l'accident. Une chapelle ardente y a été dressée, mais les familles ne seront pas autorisées à reconnaître les corps, dont 17 seulement, sur 160, ont pu être identifiés.

Malgré une ultime tentative de conciliation du préfet de Martinique, Yves Dassonville, deux avions seront donc affrétés. Le premier, un avion de la compagnie vénézuélienne Avior, s'est envolé vendredi à 1 heure (7 heures à Paris) de Fort-de-France, avec 103passagers à son bord. En tête de la délégation, M. Marie-Jeanne et son premier vice-président, Daniel Marie-Sainte. Ils devancent ainsi d'une journée le Boeing 747 d'Air France. Ce dernier, d'une capacité de 500 places, doit s'envoler samedi matin, avec le ministre de l'outre-mer, François Baroin ­ mais sans le ministre des affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, qui avait pourtant annoncé sa visite en milieu de semaine.

"Je crois que l'Etat français n'avait pas très envie que nous allions à Caracas , souffle M. Marie-Sainte avant d'embarquer. Ils ont utilisé des arguments limites, parlant de sécurité, de risques de kidnapping. C'est un discours de Nord-Européens. Nous nous sentons pour notre part plus proches du bassin caribéen. C'est pour cela que nous avons choisi une compagnie vénézuélienne, alors que l'Etat voulait un avion à queue bleu-blanc-rouge... " "Les familles ont le choix entre deux vols, les offres sont diversifiées" , préfère dire M. Dassonville, tentant de minimiser la polémique. "L'important, c'est que tout le monde se retrouve spirituellement" , renchérit l'ambassadeur de France à Caracas.

"ILS NOUS ONT SOUS-ESTIMÉS"

Autre motif de débat pour les indépendantistes : l'organisation de la cérémonie d'hommage. C'est la cathédrale qui avait été prévue. "Trop petite ! Il n'y aurait eu que des petits protégés galonnés, et le peuple aurait été frustré." La cérémonie sera donc organisée au stade de Dillon, qui peut accueillir 30 000 personnes. En réunion, les élus ont expliqué que, si "un représentant de l'Etat prenait la parole, alors les élus locaux le feraient aussi" . La cérémonie sera donc oecuménique, "sobre, sans discours" , a précisé le préfet jeudi, "avec une cantatrice et un orchestre symphonique" . La venue de Jacques Chirac n'est pas confirmée. Mais, en Martinique, tout le monde l'attend.

Dès l'annonce du drame, M. Marie-Jeanne, confortablement réélu en 2004 à la tête de l'Assemblée régionale martiniquaise, avait tenu à marquer son territoire. Pendant que le président de la République exprimait ses "condoléances " , dans un studio exceptionnellement installé au fort de Brégançon (Var) et qui ne laissait rien paraître de son éloignement de Paris, le député indépendantiste décrétait un "deuil national martiniquais" . "Nous avons eu l'impression que l'Etat nous marginalisait , assure Claude Lise, sénateur de Martinique. Le département a mis 22 professionnels à disposition de la cellule de crise, mais, dans les déclarations de l'Etat, on avait l'impression que nous étions tous des bénévoles. La récupération, c'est contre-productif."

L'omniprésence de M. Baroin dans l'unique quotidien de l'île, France-Antilles , jeudi, aura sans doute fini d'agacer le bouillant président de la région. Le conseil régional a contacté toutes les familles, établi la liste des passagers. Vendredi matin, à l'aéroport, il y avait beaucoup trop de personnes pour "l'avion de M. Marie-Jeanne" . Son adjoint triomphait en coulisse : "Ils ont pensé que nous allions faire du "n'importe quoi", que nous sommes des irresponsables ! Ils nous ont sous-estimés."

Ariane Chemin
Article paru dans l'édition du 20.08.05 (Le Monde)

 
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