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Afrique du Sud émeutes xénophobes à Joburg Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
20-05-2008

Confrontés à 40% de chômage et 43% de pauvreté, de nombreux Sud-Africains de Johannesburg accusent les immigrés de prendre des emplois et d'être responsables de la criminalité, dont les Zimbabwéens, qui ont fui la crise politico-économique dans leur pays et sont estimés à trois millions.

Afrique du Sud
Reiger Park riots

A Johannesburg (Reiger Park), des barricades ont été érigées lundi. La police a tiré avec des balles en caoutchouc...

Le président Thabo Mbeki a demandé aux Sud-Africains de respecter la dignité des étrangers alors que les appels à l'intervention de l'armée se sont multipliés mardi pour contenir la montée des attaques xénophobes dans les quartiers pauvres de Johannesburg.
L'explosion de violence, qui a fait une vingtaine de morts et des milliers de déplacés, a mis à mal les ressources de la police dans une ville qui détient l'un des taux de criminalité les plus élevés du monde.
La situation semblait se calmer mardi, mais la tension restait palpable dans de nombreux bidonvilles où rodaient encore des foules armées de haches et de machettes. "Les citoyens d'autres pays d'Afrique et au-delà sont des êtres humains comme nous et méritent d'être traités avec respect et dignité", a déclaré le chef de l'Etat, longtemps exilé dans les pays voisins sous le régime raciste d'apartheid.
M. Mbeki a souligné que l'Afrique du Sud était liée aux autres pays africains et n'était "pas une île séparée du continent". Il a promis que la police irait "aux sources de l'anarchie" et réagirait "avec les moyens appropriés" contre les auteurs des violences.

Un syndicat important et la Commission des droits de l'Homme sud-africaine ont toutefois jugé indispensable de recourir à l'armée.
"La police surveille les points chauds, réagit au coup par coup. Au fil des jours, de nouveaux secteurs s'enflamment. Peut-être y a-t-il besoin de faire appel aux services de renseignement pour essayer d'identifier les zones qui peuvent devenir violentes et les sécuriser", a déclaré Jody Kollapen, directeur de la Commission.
"Nous devons examiner si nous sommes au moins prêts à discuter d'un éventuel déploiement de l'armée. Cela semble drastique, mais nous sommes confrontés à une situation explosive, imprévisible et très dévastatrice", a-t-il dit.
"L'Etat devrait déployer l'armée pour contrôler la terrible situation dans laquelle se trouvent des immigrés pauvres et dans une certaine mesure des habitants locaux", a déclaré Oupa Komane, vice secrétaire général du Syndicat national des mineurs.
Mardi matin il y a eu plusieurs blessés et 40 nouvelles arrestations, portant le total à 297, dans les bidonvilles de Johannesburg et alentour.

A Reiger Park, où plusieurs personnes avaient été brûlées vives lundi, un photographe de l'AFP a vu la police tirer des balles en caoutchouc sur quelque 400 personnes armées de machettes et de gourdins.
Dans le centre-ville, la police a dispersé environ 200 Nigérians armés, qui menaçaient de se venger sur des Sud-Africains.
Le ministre de la Sécurité, Charles Nqakula, a prévu de se rendre dans les quartiers affectés.
Le bilan officiel restait mardi à 22 morts, mais l'agence sud-africaine Sapa a fait état d'un nouveau décès et de plusieurs personnes attaquées dans le quartier de Joe Slovo.
Confrontés à 40% de chômage et 43% de pauvreté, de nombreux Sud-Africains accusent les immigrés de prendre des emplois et d'être responsables de la criminalité, dont les Zimbabwéens, qui ont fui la crise politico-économique dans leur pays et sont estimés à trois millions.
Des milliers de personnes ont été déplacées par les violences qui ont débuté dans le bidonville d'Alexandra le 11 mai, avant de s'étendre.
 
La police a affirmé avoir "une relation de partenariat avec (l'armée): Aussi, si nous ressentons le besoin de faire appel à elle, nous n'hésiterons pas".
Le chef du gouvernement de la province du Gauteng, où se trouve Johannesburg, Mbhazima Shilowa, a salué cette décision "de déployer des forces de police supplémentaires". "J'espère que cela contribuera à reprendre le contrôle de la situation sans faire intervenir l'armée", a-t-il dit.

 
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