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Souvenir Aimé Césaire Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
19-04-2009

La Martinique se souvient du poète et dramaturge, homme politique Aimé Césaire, mort le 17 Avril 2008 à Fort-de-France. Son souvenir est célébré également en France avec la sortie d'un timbre postal à son effigie.

Souvenir d'Aimé Césaire
Portrait d'Aimé Césaire à Fort-de-France
 

Aimé Césaire : Lui, l'âme inerte

Le poète martiniquais Aimé Céaire est né le 26 Juin 1913 à Basse-Pointe, côtoyant le monde rural.  Elève brillant, il fait ses études au lycée Schoelcher (forteresse Bouillé) et part boursier à Paris au Lycée Louis-Le-Grand en hypokhâgne où il se lie d'amitié au milieu des années 30 avec d'autres étudiants Noirs (le Sérère Léopold Sedar Senghor et le Guyanais Léon Gontrand-Damas). En 1935, il intègre l'Ecole Normale Supérieure, rue d'Ulm, préparant une aggrégation de grammaire française.

Cette année en vacances chez les Dalmates en Croatie, invité par un ami, il aperçoit une île appelée Martinska et se souvient de son île natale et commence la rédaction de son célèbre Cahier d'un Retour au Pays Natal, recueil de poésie majeur de la Négritude, mouvement littéraire pacifiste, anti-raciste, des Noirs d'expression francophone. Aimé Césaire tel un Langston Hugues américain prophétise également la renaissance de son ghetto la Martinique.

De retour en Martinique après ses études supérieures, mariée à Suzanne Roussi, intellectuelle martiniquaise, il est professeur de littérature au Lycée Schoelcher sous le régime de Vichy. Dans la revue clandestine Tropiques, il collabore avec d'autres martiniquais refusant l'ombre de la théorie de la race supérieure, prophétisant également sa défaite grâce à la lutte des Africains Noirs qui rejoindront sans aucune justification apparente le combat des Anglais et des Américains pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il pose à cette époque également les bases de la nationalité martiniquaise.

A la fin de la guerre, c'est alors qu'Aimé Césaire est propulsé tête de liste des élections municipales à Fort-de-France avec son alter ego médecin Pierre Aliker, suite à un coup de génie du Parti Communiste Martiniquais (René Ménil, Thélus Léro...). La Martinique, ruinée par la guerre, sa capitale construite par les Bourbons et Colbert sur un marécage, une colonie aspirant à l'égalité avec la métropole, sont autant de défis qu'Aimé Césaire aura coeur de relever, lui qui est devenu député-maire de Fort-de-France. Aimé Césaire est le rapporteur de la loi d'assimilation de quatre colonies d'outre-mer (ou départementalisation selon son néologisme) en 1946. Il fait sécession du Parti Communiste Français et devant l'immobilisme des marxistes martiniquais crée le mouvement Progressiste Martiniquais. Aimé Césaire poursuit en parallèle son oeuvre poétique, surréaliste (Les Armes Miraculeuses, Moi Laminaire) et publie des pièces de Théatre (Une Saison au Congo, La Tragédie du Roi Christophe), des essais comme le Discours sur le Colonialisme, son analyse de la Révolution Française aux Antilles : Toussaint Louverture...

Aimé Césaire, véritable proue et protecteur des gauchistes révolutionnaires de la Martinique arrachera une à une les lois d'égalité sociale d'une métropole peu encline à leur extension dans les îles et territoires d'Amérique. Tel un Martin Luther Jr américain, il incarne la lutte âpre des citoyens Noirs pour les droits civiques dans les Antilles et la Guyane Françaises. Pour son choix de l'assimilation (adhésion à la Constitution du Général de Gaulle en 1958), pour le mot d'ordre d'autonomie (1979) suivi de son Discours sur le Moratoire de 1981, il sera vivement critiqué en 1981 par le nationaliste Guy Cabort-Masson (Lettre à Aimé Césaire) pour son renoncement apparent au droit d'auto-détermination et à tout changement juridique profond du statut de la Martinique.

Aimé Césaire, père et maire des rebelles de la Martinique, poète brillant du XXème siècle d'expression française, a fait l'objet de diverses commémorations et d'expositions avec la visite en Martinique de la cinéaste Euzhan Palcy (Rue Case-Nègres). Aimé Césaire sera à l'honneur également au prochain festival de Théatre de la Ville de Fort-de-France. Enfin, le poète martiniquais aura son portrait sur un timbre Aimé Césaire en vente en France dès mardi (l'avant-première a eu lieu à Fort-de-France sous l'égide d'une association philatéliste).

 

 

 

 

 

 

 

 
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