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Ségolène Royal en short à Melle Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
25-08-2007

Alors que la presse people publie les photos de François Hollande et sa nouvelle compagne Valérie Trierweiler, une journaliste de Paris-Match, à la plage de Briech,  près de Tanger, Ségolène Royal fait sa rentrée politique à Melle.

Ségolène RoyalL’ex-candidate socialiste avait elle-même annoncé sa rupture d’avec François Hollande au lendemain des élections législatives, et la liaison de François Hollande avait été évoquée dans la Femme fatale, le livre à succès de deux journalistes du Monde, Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin.

Il n’empêche: la publication de ces photos va relancer la polémique sur le respect de la vie privée des politiques. Il y a deux ans, Paris Match avait brisé un tabou en publiant des photos de Cécilia Sarkozy à New York en compagnie de son amant de l’époque. Le directeur de l’hebdomadaire, Alain Genestar, avait été limogé quelques mois plus tard. (Libération)

Rentrée politique de Ségolène Royal

Ségolène Royal a fait sa rentrée politique samedi devant plus de 1.500 personnes à Melle (Deux-Sèvres), dans le cadre de la fête de la Rose. Plus de trois mois après sa défaite au second tour de la présidentielle, l'ex-candidate a mis en avant le "travail collectif de longue haleine" qui attend les socialistes. Elle a assuré qu'elle n'était "en compétition avec personne" au PS et n'avait "aucun esprit de rancune" ni de "revanche".

Ségolène Royal a aussi profité de son discours pour critiquer la politique du gouvernement, estimant que l'"immobilisme" menaçait aujourd'hui la France "en plus des injustices fiscales". Certes, le nouveau pouvoir affiche une "volonté de réforme" et Nicolas Sarkozy fait preuve de "réactivité", mais "annoncer la réforme, ce n'est pas l'accomplir", a observé la présidente de la région Poitou-Charentes.

A deux reprises durant sa intervention, elle s'est adressée aux "brebis égarées", faisant référence aux socialistes qui ont accepté des postes dans le gouvernement Fillon ou des missions proposées par le chef de l'Etat. "Je ne fais pas une messe, mais je le dis à ces brebis égarées, si elles veulent revenir travailler avec nous, pourquoi pas!", "il faudra faire revenir les talents socialistes au service de la collectivité."

Ségolène Royal est revenue brièvement sur les raisons de sa défaite à la présidentielle, avouant même qu'elle avait parfois "improvisé". Pour elle, parmi d'autres raisons, il y a eu deux chantiers que le Parti socialiste n'a pas eu le temps de conduire à leur terme: "actualiser nos réponses pour qu'elles soient en prise directe" avec "les attentes d'aujourd'hui" et "s'organiser en un grand parti moderne".

A ses yeux, le PS, durant la campagne, aurait dû notamment préciser que son action s'inscrivait dans le cadre de l'économie de marché. Elle a sur ce sujet fait un rapprochement avec la devise des socialistes allemands: "le marché chaque fois que cela est possible, l'Etat chaque fois que cela est nécessaire! Nous socialistes français, nous pouvons ajouter: avec les services publics", a-t-elle précisé.

Souhaitant un "parti réuni, amical, équilibré", la présidente de la région Poitou-Charentes a souligné la nécessité d'une "rénovation profonde" des méthodes et de certaines des idées du PS, dans la "fidélité" aux valeurs du parti.

Elle a notamment dressé la liste de ce qui ne pouvait plus durer au Parti socialiste: "les champs clos d'affrontements obscurs", "les règlements de comptes inutilement brutaux", "une violence verbale incompatible avec l'idéal socialiste", "parfois de la désinvolture alors que le vote des militants devrait être respecté par tous", et enfin, "des luttes de places et de courants qui étouffent le débat d'idées et qui assèchent les sections".

A propos de la politique de la droite et de Nicolas Sarkozy, elle a reconnu qu'il y avait "dans ce nouveau pouvoir une volonté de réforme affichée" et a souligné que "paradoxalement, face à cette impression de mouvement et de réactivité, ce qui menace notre pays aujourd'hui, en plus des injustices fiscales, du nouvel impôt en préparation", c'est "l'immobilisme". "De vieilles méthodes ressurgissent": "empilement de lois", "mise en place de commissions tous azimuts", a-t-elle dénoncé.

Ségolène Royal a pris l'exemple de la justice: "on aggrave les peines sur les récidives. Mais on ne donne pas plus de moyens. Nous en sommes au moins à six lois peu ou pas évaluées. C'est insupportable d'exploiter le fait divers et la misère. Faut-il attendre le prochain enfant violé, le prochain enfant assassiné" pour faire "une nouvelle loi?", s'est-elle insurgée.

En fin de discours, elle a tenu à rappeler que "la mission historique de la gauche et des socialistes" était de "moderniser la France à la lumière de la justice et du progrès. Je vous invite à rester debout, (à) travailler et à continuer le combat", a-t-elle conclu.

Ségolène Royal a précisé à des journalistes qu'elle se rendrait la semaine prochaine à l'université d'été du PS à La Rochelle et devrait y prononcer un discours. Elle a également expliqué qu'elle disposerait bientôt d'un "local" à Paris -sans en préciser le lieu- et se rendrait à l'étranger dans les prochains mois. Quant à son souhait éventuel de prendre la direction du PS, elle a simplement répondu: "si je suis en posture d'aider mon parti, d'être utile à mon parti...".

Source : AP.

 
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