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L'activité économique reprend en Martinique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
12-03-2009

La reprise des activités économiques et scolaires en Martinique annonce une fin imminente de la grève contre "la vie chère", dans l'île mercredi.

L'activité économique reprend en Martinique

Barrages levés et nettoyés à coup de pelleteuses, commerces ouverts (dont l'emblématique Carrefour Dillon), ouverture dès jeudi des services de municipalité (dont le Lamentin), reprise progressive de la Poste, ouverture des écoles primaire annoncée dès lundi 16 Mars, sont autant de signes de reprise timide des activités économiques de la Martinique depuis le commencement de la grève générale du 5 Février.

Martinique: la vie économique reprend timidement 

Fort-de-France. (AP) La vie économique reprenait timidement en Martinique, après l'accord signé dans la nuit de mardi à mercredi entre le "collectif du 5-Février" et les représentants du patronat, sur la hausse de 200 euros des bas salaires (jusqu'à 1,4 fois le SMIC) et les revalorisations pour les salaires situés au-dessus.

Tous les barrages, faits de palettes en bois, de pneus et de matériaux divers, qui bloquaient les entreprises depuis cinq semaines de conflit, ont disparu ce mercredi mais le mot d'ordre de grève générale n'a pas encore été levé.

Les discussions ont repris ce mercredi en préfecture pour établir un protocole de sortie de crise et un calendrier qui poursuive les négociations concernant "la baisse des prix et le pouvoir d'achat", les deux autres leitmotive du collectif.

"Une manifestation festive aura lieu samedi avec tout ce que l'on aura acté", a déclaré Ghislaine Joachim-Arnaud, membre du "Collectif du 5 février". Les manifestants, présents depuis le début du conflit dans les rues de Fort-de-France, avec leur tee-shirt rouge et leurs drapeaux, étaient beaucoup plus clairsemés ce mercredi.

L'annonce de la levée des blocages a été saluée avec soulagement par la population, qui s'est précipitée dans les centres commerciaux ayant choisi de rouvrir.

Mais, après cinq semaines de conflit et de paralysie totale de l'île, beaucoup s'interrogent encore sur l'avenir économique. C'est le cas de Ridha Khiari, gérant d'un magasin de vêtement, installé au centre commercial "Périnon" à Fort-de-France, inauguré le 4 décembre dernier et fermé depuis le 5 février.

"J'ai rouvert aujourd'hui mais je suis plutôt amer, j'ai dû licencier mes deux employés et je me retrouve derrière le comptoir avec un pied au bord du dépôt de bilan. On est encore très loin de voir les conséquences de la crise", s'inquiète-t-il.

Pour d'autres, la levée des barrages a coïncidé avec une reprise du travail bienvenue, après 35 jours d'inactivité. "J'aurais aimé que la grève soit complètement terminée mais ça fait du bien de reprendre le travail. On souffle un peu aujourd'hui, car ç'a été quand même long", a confié Guy-André Ossian, vendeur dans un magasin de téléphonie.

De nombreux Martiniquais ont profité de la réouverture des supermarchés et des hypermarchés pour faire leurs achats et essayer de mettre la main sur des produits alimentaires de première nécessité, devenus rares. "Enfin, nous pouvons acheter, cela veut dire que le mouvement est quasiment fini, c'est rassurant", a lancé un client d'une cinquantaine années dans une grande surface.

Avec la libération de l'accès au port de Fort-de-France ce mercredi, les premiers conteneurs -sur les 7.600 en attente- ont pu être sortis par les entreprises de manutention pour réalimenter les commerces.

Selon les estimations de la grande distribution, du Medef (Mouvement des Entrepreneurs en France) et de la Chambre de commerce et d'industrie de la Martinique, 10 millions d'euros de denrées alimentaires sont d'ores et déjà perdues, ce qui correspond à 600 conteneurs de produits frais, arrivés à péremption.

La grève générale levée en Martinique 

(14 Mars 2009)

Un protocole de "sortie de crise" a été signé ce samedi 14 Mars à la préfecture de Fort-de-France, en Martinique, mettant fin à la grève générale sur l'île, après 38 jours de mobilisation de la population contre "la vie chère et pour le pouvoir d'achat".

Le document, paraphé par le "collectif du 5 février", l'Etat, les collectivités territoriales et les socio-professionnels, "est un accord sur la suspension du conflit, mais le collectif se réserve le droit de relancer le mouvement si les accords signés ne sont pas respectés ou si les négociations encore en cours n'aboutissent pas", a indiqué Michel Monrose, le président du collectif.

Saluant devant l'assemblée présente en préfecture une "mobilisation remarquable et un fait sans précédent" dans l'histoire de la Martinique, il a été chaudement applaudi par les membres du collectif et même par les socio-professionnels qui ont fini par se lever, malgré une certaine amertume après 38 jours de grève générale.

"Les semaines et les mois à venir vont être très difficiles et il va falloir panser les plaies pour limiter la casse. Je suis très inquiet mais j'espère me tromper", a ainsi déclaré Patrick Lecurieux-Durival, président du Medef Martinique.

"Satisfait" de cette sortie de crise, Alexandre Richol, président de la CGPME (Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises) prédit néanmoins "des dommages collatéraux" pour les entreprises martiniquaises.

Afin d'accompagner les membres du collectif jusqu'à la signature finale et la "viktwa" (victoire), comme ils l'ont chanté à travers les rues de Fort-de-France, entre 7.000 et 15.000 manifestants, selon les sources, ont défilé dans les rues de Fort-de-France pendant une heure et demie samedi.

"C'est un soulagement, une délivrance même si le combat a été long et le travail âpre", se félicitait Jean-Marc Brulu, l'un des hommes au tee-shirt noir qui encadrent la manifestation et font avancer la foule par de grands gestes.

Malgré la levée de la grève, des négociations vont se poursuivre en préfecture jusqu'à 27 mars sur certains dossiers comme l'eau, les minimas sociaux, les retraites, ou encore l'agriculture.

Premier à signer "l'accord de sortie de crise", Ange Mancini, le préfet de Martinique a évoqué "un mouvement d'une ampleur sociétale sans précédent qui fait que rien ne sera plus comme avant", se réjouissant que "le dialogue parfois vif (n'ait) jamais été interrompu". "Même si rien n'est encore mis en place", il a également rappelé la tenue prochaine des Etats-Généraux de l'Outre-Mer, normalement en avril pour la Martinique, qu'il envisage "comme un aboutissement du travail fait avec le collectif".

Partie prenante de la plupart des négociations depuis cinq semaines, les élus veulent désormais se tourner vers l'avenir.

"Je souhaite une ambition collective, celle du dépassement, y compris de l'opposition des races, afin d'arriver à une société de progrès, capable d'entrer dans le troisième millénaire de façon durable. Il faut dépouiller notre société de tous les stigmates d'une économie de comptoir", a lancé, en préfecture, Serge Letchimy, député-maire socialiste de Fort-de-France.

Il a aussi lourdement insisté sur l'importance de trouver des solutions au problème du chômage des jeunes Martiniquais de moins de 25 ans, "50% et jusqu'à 73% dans certaines communes": "nous devrons absolument trouver des financements pour ne pas laisser nos enfants sur le bord de la route".

 
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