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Kali artiste et chanteur martiniquais Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
27-08-2009

Kali, artiste et chanteur de Saint-Pierre de la Martinique, depuis plus de 33 ans, distille une musique martiniquaise d’une rare originalité, qui a su s’adapter aux changements de cette petite île, se tourner vers l’extérieur, tout en gardant son authenticité. Biographie, discographie, liens... sur Kali.

Kali de la Martinique (à dr.) et Nèg Madnick( à g.) , (Le Rocher, 2004)
Kali artiste martiniquais
 

En effet, Kali partage le désir permanent de renouveler son travail, de l’enrichir en interaction avec ses expériences vécues. De fait difficilement définissable, sa musique suit pourtant depuis toutes ces années un fil conducteur qui permet à tout en chacun, Antillais ou Japonais, de tous âges de se reconnaître. Ce fil conducteur n’est rien d’autre que la personnalité de Kali! Ainsi bien qu’ayant été l’un de ceux, ayant contribué à la visibilité sur la scène publique du mouvement rastafarien naissant, en Martinique, Kali a cherché par dessus tout à intégrer ses convictions à son vécu d’Antillais, à les adapter à sa spécificité ; peut-être est ce la raison pour laquelle il semble si éloigné de tout modèle, sorte de “ troubadour ” comme le décrit son parolier Rémy B.
En 1959, le 21 février naît le futur Kali allias Jean-Marc Monnerville, dans une famille bourgeoise de Saint-Pierre, au sein de laquelle l’expression artistique a déjà de nombreuses ramifications - Max Ransay, l’oncle maternel chanteur, le père Yvon Monnerville joue dans l’African Band à Paris, la mère Liliane Ransay écrit des chansons …
Nous sommes dans les années 60, à Saint-Pierre, le jeune Jean-Marc Monnerville partage son temps entre les réunions familiales et les jeux d’enfants. Mais déjà son attirance pour la scène l’incite à participer à peine âgé de 6 ans au concours de chant à L’Elysée de Saint-Pierre ou il obtient le 3ème Prix.
En Martinique, à l’école, il est coutumier de se voir attribuer un sobriquet et Jean-Marc Monnerville n’y échappe nullement, il devient Kaliméro, un personnage de dessin-animé qu’il affectionne.
La musique toujours dans la tête, Kali profite de ses séjours ponctuels en France, pour découvrir les sons européens, et il s’initie à la guitare.
Les années qui suivent transforment le jeune Kaliméro en Kali.
Il se rend régulièrement à Londres, pour s’approvisionner en disques qu’il revend à Paris. Comble de bonheur pour lui, la musique en vogue, n’est rien d’autre que le reggae, qui lui offre encore un autre éclairage musical.
A son retour, la Martinique des années 75 a quasiment enterré les musiques traditionnelles locales, dans les bals, seule la musique haïtienne a droit de cité. Les orchestres haïtiens révolutionnent la scène musicale martiniquaise ; les radios diffusent entre autres, la musique noire américaine, de Stevie Wonder à Diana Ross, et à nouveau Kali rajoute avec enthousiasme ces nouvelles influences à son échafaud musical et le jeune homme fourmillant d’idées, déborde de vitalité et d’activités, s’essaie à la scène martiniquaise avec son groupe Gaoulé, Son style musical commence à prendre forme, C’est le temps du retour au tambour, de la prise de conscience de son identité antillaise.
Mais malgré des innovations comme la présence de deux choristes féminines, une mise en scène, et des tambours, l’album, mal diffusé demeure inconnu et ne se vend pas.

Au contraire d’un groupe du nom de “ la Guérilla ” mené par un certain Rémy B.
La production de musique reggae en pleine apogée, propulsée par Bob Marley arrive aux Antilles Françaises, Kali en profite pour s’y intéresser à nouveau, au point qu’il s’imprègne de la philosophie rastafarienne. Gaoulé devient Marphata ; mais le succès n’est toujours pas au rendez-vous.
Kali enchaîne les participations musicales, avec le groupe “ Difé puis une collaboration avec Hilaire Hartock, et ses pas croisent ceux de l’homme de “ la Guérilla ”, Rémy B . Les deux hommes passionnés de musiques conversent toute une nuit, et décide de fonder le groupe qui allait bientôt secouer l’île :
6ème Continent
Kali et les membres du groupe s’approprient le reggae qu’ils mettent à la sauce locale, cela donne du “ gaeka ” : mélange de percussions traditionnelles teinté d’influences reggae, et de funk. Les locks naissantes des membres du groupe leur ouvrent péniblement les portes des lieux de spectacles, ils se heurtent à l’intolérance, aux sceptiques…
Le Spectacle donnée le jour anniversaire de l’abolition le 22 mai 1980 va propulser le groupe vers la scène antillaise, puis continentale ; après leurs tournées en Guadeloupe, et en Guyane, la France et ses festivals aux stars de renom leur ouvrent leurs portes,
Leurs prestations en Europe subjuguent le public et les critiques ne tarissent pas d’éloges à leur égard.
Les tournées se succèdent les unes aux autres, mais les désaccords aussi, et en 85, Kali quitte 6th Continent et s’exile à Paris avec ce banjo que lui a offert le père de Rémy B.
Il sillonne les scènes parisiennes comme La chapelle des Lombards, le Baiser Salé etc. . Infatigable, sa musique en tête, Kali crée le groupe “ Survival ” où il s’initie au banjo.
Le répertoire de Marley repris dans tous les rythmes, le travail avec son vieux comparse Charly Labinsky, et le groupe Pakatak constituent pour Kali , un lieu permanent de répétition pour se roder au vieil instrument, rester au contact du live, et de retourner aux sources en s’imprégnant de l’héritage musical antillais. A nouveau, comme dans les années 70, il se tourne vers la musique traditionnelle, cette fois ci qu’il réadapte avec le banjo.
En 1989, l’album “ Racines ” devient l’un des albums indispensables de toute discographie sur Kali. Il sera suivi en 1990, d’un deuxième opus tout aussi brillant “ Racines vol 2 ”.
les tournées et les concerts internationaux recommencent de l’Europe à L’Asie, en passant par les Amériques, Le Japon ;
Là encore les rencontres avec d’autres artistes et d’autres peuples conduisent Kali à une reconnaissance croissante qui le conduit à gagner la première place aux Francovisions.
En 1991, son spectacle est filmé « Live au New Morning »
Mais c’est l’année 1992 qui lui réserve une autre surprise : il est sélectionné pour représenter la France pour le concours de l’Eurovision. Il chante “ Monté la Riviè ” Le texte traduit en plusieurs langues et la mélodie lui octroieront la 8eme place.

Puis, il enregistre le single “ île à vendre ”, mais c’est la préparation de son prochain album qui le mobilise.
Kali épris de liberté, refuse de se laisser enfermé dans un style, unique  et sort en 1993 “ Lésé la té tounen ” Cet album phare est l’un des plus personnels de Kali.
1995, sortie de l’album« Débranché », Kali sillonne l’Europe et l’Afrique, puis décide de rentrer chez lui retrouver ses racines.
L’album « Racines vol 3 » sort en 1996, dédié à la célébration de Noël en Martinique, puis le single « l’histoire du zouk ».
En 1997, « la biguine des enfants du bon dieu »  Obtient le Trophée SACEM Martinique pour le Prix de la plus belle chanson de l’année 1997.
Kali monte son studio et devient « ingénieur du son » il enregistre le fameux « Francofaune » en 98, puis quelques albums de musique traditionnelle purement Martiniquaise ;
Il explore sans cesse de nouveaux horizons ; ce qui l’incite à créer un nouveau concept, mélanger la musique martiniquaise "le Bèlè", au Rap américain, en réunissant trois générations d’artistes autour d’un même projet "Bèlè Boum Bap" qui sort en 2001. le succès de cet album le ramène encore vers les
Scènes internationales, où il enregistre au cours une tournée le « live en Espagne » qui sort en 2003, puis le «racines vol 4 en 2004.
Récemment, il a réuni dans le concept Akoustik Kréyol Project, des chanteurs paroliers caribéens (Haïti, Guadeloupe, Guyane, Martinique) autour de la musique acoustique. Il ne convainc pas que les nostalgiques d’une époque révolue, Il rassemble autour de lui toute la jeune génération des 15-30 ans, leur parle d’eux, de leurs ancêtres et de leur avenir. Ils se sentent proches de ses opinions, de ses peurs et de ses espoirs pour son île.
KALI représente aujourd’hui un pont entre le passé et le futur. Artiste inter-génération, il contribue à réconcilier tradition et modernité.
Depuis, le célèbre artiste nous offrira des grands standards antillo-guyanais et des morceaux choisis de ses nouveaux opus tels "Racines Caraïbe - volume n°5".
Kali nous gratifie également de tournées avec les gens du bèlè, la musique traditionnelle ou de la scène hip hop (Madnick), ou de concerts, accompagné entre autres d'Alex Ouemba (batterie), Joël Vaton (basse), Eric Bonheur (guitare), Joël Zorobabel (choeurs) ou Raphaëlle Eva (chant).

Sites internet :

www.kalibanjo.com 
www.myspace.com/kalibanjo

Discographie  de Kali :


2007 :  Kali Racines Vol.1 et Racines Vol. 2
(Hibiscus Records, double CD) 

2007 : Racines Caraïbes Vol 5
(Hibiscus Record ) Les plus belles chansons de la Caraïbe interprétées par : Jocelyne Beroard, Victor Treffre, Tanya St Val, Jeff Joseph, Emeline Michel, Papy, Sylviane Cédia, Ralph Thamar, Axell Hill ...

2006 : Kali Live en Espagne
(Believe)
2003 : Live en Espagne
(Hibiscus Record / FNAC Espagne) Concert mémorable du Festival Pirineos 2002

2001 Bèlè Boum Bap
(Hibiscus Record ) Rencontre du Bèlè et du Rap…

2000 Racines Vol. 4
(Hibiscus Record ) Retour à la Musique Traditionnelle… !!!

2000 Best Of
(Globe Music / Sony) Cet album célèbre ses 25 ans de carrière.

1998 FrancOfaune
( Déclic / Virgin )

1997 La Biguine des enfants du Bon Dieu
( Déclic / Virgin ) single

1996 Racines Vol. 3
( Déclic / Virgin ) Album spécial Noël traditionnel.

1996 L’Histoire du Zouk
( Déclic / Virgin ) KALI nous retrace sur ce Single l’Histoire de la musique antillaise.

1995 Débranché
( Déclic / Blue Silver ) Album intimiste entièrement acoustique.

1994 Lésé la tè tounen
( Déclic / Blue Silver ) Laissez la Terre tourner

1993 Île à vendre
( Hibiscus Record )

1992 Roots (Monté la Riviè)
( Hibiscus Record) Avec ce titre, Kali représente la France à l’Eurovision.

1991 Live au New Morning
( Hibiscus Record ) Vidéo, CD, Cassette, LP enregistrés en live. Nous voyageons pendant 2 heures de spectacle à travers la musique Martiniquaise.

1990 Racines Vol. 2
( Hibiscus Record ) KALI continue l’exploration de la Musique Créole.

1989 Racines Vol. 1
( Hibiscus Record ) KALI revisite quelques belles chansons traditionnelles.

1979 6ème Continent
(Déclic / CBS) Album mythique.

1975 Gaoulé 75
( Davis Record ) 1er essai musical de KALI - Fusion des musiques créoles et funk…

Archives :

Kali et Madnick dans le Karaïb Stylee

 
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