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JO-Lutte: Steeve Guenot, de la RATP à l'or olympique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
13-08-2008
Agent de sécurité à la RATP en Seine-Saint-Denis (93), le lutteur Steeve Guenot a découvert un monde de lumière et de gloire auquel il n'est pas habitué en gagnant mercredi la première médaille d'or française aux Jeux de Pékin en gréco-romaine.
Agent de sécurité à la RATP en Seine-Saint-Denis, le lutteur Steeve Guenot a découvert un monde de lumière et de gloire auquel il n'est pas habitué en gagnant mercredi la première médaille d'or française aux Jeux de Pékin en gréco-romaine

Le Français de 22 ans a même eu droit aux honneurs de la République, félicité au téléphone par Nicolas Sarkozy dès la fin de sa finale dans la catégorie des 66 kilos, remportée contre le Kirghize Kanatbek Begaliev 3-0 dans la première période puis 3-1 dans la deuxième. C'est un "champion extraordinaire", a salué le chef de l'Etat.

"C'est la première médaille d'or de la France, c'est le plus beau jour de ma vie", s'est enthousiasmé Guenot, qui a obtenu le premier titre tricolore aux Jeux en lutte gréco-romaine depuis 1924 et le succès d'Henri Deglane. "Il y avait ma famille, mes amis, des lutteurs. C'est le plus beau cadeau que je pouvais leur faire".

Guenot, qui a triomphé sous les yeux de l'ancien footballeur Bixente Lizarazu, a laissé éclater sa joie après la conquête de son titre en exécutant un saut périlleux arrière. Il s'est ensuite emparé d'un drapeau tricolore avant de grimper dans les tribunes pour aller saluer le clan français puis de faire un tour d'honneur dans la salle drapé dans l'étoffe bleu, blanc, rouge.

L'Ukrainien Armen Vardanyan et le Bélarusse Mikhaïl Siamionau ont obtenu le bronze, à l'instar du frère aîné de Guenot, Christophe, dans la catégorie des 74 kilos.

Begaliev a critiqué l'arbitrage vidéo dans la seconde période, qui a permis au Français d'obtenir deux points. "Je ne pense pas que c'était très honnête", a déclaré le Kirghize. "J'ai perdu la première période, mais la deuxième, je ne suis pas sûr".

Avant d'arriver en finale, Guenot, dont l'idole est le légendaire lutteur russe Alexandre Kareline, triple champion olympique, avait remporté un combat très serré en huitièmes de finale contre le Hongrois Tamas Loerincz, battu en trois périodes âprement disputées.

"Ce match-là, je le gagne à l'arraché, sur le fil", a commenté Guenot. "J'ai cru que j'allais perdre. Il y a eu une erreur d'arbitrage, et puis ils sont revenus sur la décision et j'ai gagné".

Cette année, Guenot, vice-champion du monde en 2007, a bénéficié d'une convention athlète signée avec la RATP pour préparer convenablement les JO et a bénéficié d'un tiers temps. Il a été détaché depuis le mois de mars.

"Je ne réalise pas encore", a-t-il souligné. "Mais dès que je vais aller au village olympique, au self, je vais vite m'en apercevoir".

Son frère aîné Christophe, âgé de 29 ans et lui aussi employé par la RATP, a battu le Hongrois Peter Bacsi dans l'un des deux combats pour le bronze pour apporter une autre médaille à la France.

"Sans lui, je ne serai pas là", a déclaré Steeve, empêché de voir la plus grande partie du combat de son frère par ses obligations vis-à-vis de la presse. "J'ai toujours suivi son exemple. On vit ensemble, on s'entraîne ensemble. Il a toujours été derrière moi pour me soutenir".

Guenot, qui profite parfois de la salle de musculation de la RATP avant de se rendre à l'entraînement à l'INSEP, évolue dans un sport dont les revenus ne suffisent pas pour vivre, en tout cas en France. Grâce à sa médaille d'or, il va toucher une prime qui lui servira à "partir en vacances en rentrant et peut-être à acheter une nouvelle voiture".

Il y a quatre ans, le nouveau champion olympique issu d'une famille de lutteurs était trop jeune pour participer aux Jeux d'Athènes. "Mais en 2012 aux Jeux de Londres, je serai encore là", a-t-il affirmé. Et comme Kareline, il ne compte pas s'arrêter là. "Je suis encore loin de son palmarès, c'est un grand champion et j'espère le rattraper petit à petit. Je n'ai que 22 ans". source : AP.
 
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