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Jacques Chirac se tâte encore pour la présidentielle 2007 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
11-01-2007

Le président français Jacques Chirac s'accordait encore de la réflexion avant de se représenter aux élections présidentielles de 2007, lors des voeux à la presse, malgré un parti UMP contrôlé "du sol au plafond" par Nicolas Sarkozy, bientôt investi officiellement.

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Chirac veut "s'engager et fixer clairement les enjeux des élections"

Jacques Chirac a indiqué jeudi lors des voeux de la presse qu'il comptait s'"engager et fixer clairement les enjeux des élections", car il faut selon lui un "vrai débat ouvert, responsable, démocratique".
"Rarement un tel débat n'a été aussi nécessaire. En 2002, le second tour a porté sur les valeurs de la République et il n'y a pas eu réellement de confrontation entre deux projets économiques et sociaux", a déclaré M. Chirac lors des voeux de la presse à l'Elysée.
Lors de cette cérémonie, qui marque la fin du cycle traditionnel des voeux présidentiels, le chef de l'Etat a appelé à "désamorcer les peurs et les idées reçues" afin d'éviter "un nouveau 21 avril", en référence à la présidentielle de 2002 qui avait vu Jean-Marie Le Pen accéder au deuxième tour.
"Si nous ne voulons pas laisser le champ libre aux extrémismes et vivre un nouveau 21 avril, notre devoir c'est de montrer les dangers et les opportunités de ce nouveau monde", a-t-il poursuivi, en soulignant qu'"en quelques années le monde a connu des changements considérables".
Jacques Chirac avait été élu en 2002 à 82% des voix contre Jean-Marie Le Pen, le candidat du Front national qui, pour la première fois, avait accédé au deuxième tour.
Une éventuelle candidature à l'Elysée "mérite réflexion et donc je vais y réfléchir", a-t-il déclaré jeudi. A la question de savoir s'il serait candidat en 2007 à un nouveau mandat, Jacques Chirac a répondu : "cela mérite réflexion et donc je vais réfléchir".


Le président a dit à plusieurs reprises qu'il s'exprimerait sur ce point au premier trimestre. "Je sais que vous vous interrogez sur mon calendrier et sur mes choix à venir. Permettez moi de vous le dire, une seule chose m'anime: la passion de la France. C'est pour cela que je tiens ferme le cap de l'action gouvernementale et que je m'engage", a-t-il ajouté. "Le moment venu, je ferai connaître aux Français ma décision, avec une seule exigence: l'intérêt national", a assuré le chef de l'Etat.
Il a par ailleurs réaffirmé que la campagne électorale ne devait pas nuire au travail gouvernemental, ce qui semble viser Nicolas Sarkozy, à l'occasion des voeux de la presse.
Il a salué l'engagement de la majorité parlementaire "à (ses) côtés et au côté du gouvernement", alors que les tensions au sein de la majorité ont à nouveau éclaté au grand jour. "Mais je sais aussi que, depuis cinq ans, elle a toujours été à mes côtés et au côté du gouvernement pour conduire une action réformatrice majeure et souvent difficile et qu'elle aura à coeur de la poursuivre au service de tous nos concitoyens", a-t-il poursuivi.
Il s'est déclaré "attaché" à l'UMP, quatre jours avant la désignation par ce parti de Nicolas Sarkozy comme candidat à la présidentielle, et alors que l'Elysée a fait savoir que le chef de l'Etat n'enverra pas de message au Congrès de l'UMP. M. Chirac a jugé que "les partis politiques doivent jouer leur rôle" en cette période d'élection: "bâtir de véritables projets pour l'avenir et se mettre en ordre de marche à l'approche des échéances électorales".


Soulignant que "le Parti socialiste l'a fait à la fin de l'année dernière", le chef de l'Etat a noté que "l'Union pour un Mouvement Populaire, dont j'ai souhaité la création et auquel je suis attaché, le fera très normalement, très naturellement à son tour". Son entourage avait fait savoir mardi que M. Chirac n'enverrait pas de message au Congrès de l'UMP car "institutionnellement, le président ne peut pas participer de manière directe ou indirecte à un Congrès qui s'inscrit dans un processus électoral".
Seul en lice, Nicolas Sarkozy est assuré de l'emporter lors de ce Congrès.
Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a annoncé qu'il se rendrait au Congrès pour le déjeuner mais qu'il ne voterait pas, parce que M. Chirac ne s'est pas encore prononcé sur ses intentions.
Quant au président de l'Assemblée nationale, le chiraquien Jean-Louis Debré, il a lui aussi annoncé qu'il s'abstiendrait.


© 2007 AFP, photo © AFP Patrick Kovarik.

 
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