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Honduras : Coup d'état et couvre-feu Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
29-06-2009

Un couvre-feu a été décrêté au Honduras, pays d'Amérique Latine pour deux jours, après une sorte de coup d'état où le président Manuel Zelaya a été conduit au Costa Rica après avoir été arrêté par des militaires. Son successeur est Roberto Michelleti qui a été nommé président par le congrès.

Roberto Micheletti a déclaré lors d'une conférence de presse qu'il avait nommé un nouveau ministre des Affaires étrangères, l'avocat et ancien ambassadeur auprès de l'ONU Enrique Ortez Colindres.

Peu après après avoir prêté serment lors d'une cérémonie au Congrès, devant lequel quelque 150 personnes opposées au renversement de Zelaya levaient le poing en scandant "Traîtres!", Roberto Micheletti a affirmé qu'il ne prenait pas ses nouvelles fonctions "sous l'égide d'un coup d'Etat". "J'ai accédé à  la présidence" à  la suite d'''un processus de transition absolument légal", a déclaré celui qui tenait les rênes du Congrès.

Il a également défendu l'armée, déclarant qu'elle s'était "conformée à  la Constitution et aux lois". Et a lancé une mise en garde contre toute ingérence suite aux propos du président vénézuélien Hugo Chavez, l'un des principaux alliés de Manuel Zelaya avec Cuba, qui a déclaré: "nous le renverserons" si Roberto Micheletti était nommé président.

Ce dernier a reconnu qu'il n'avait parlé à  aucun chef d'Etat d'Amérique latine. Mais, a-t-il dit, "je suis sûr qu'entre 80 et 90% de la population du Honduras est heureuse de ce qui s'est passé aujourd'hui". Il a également annoncé que Manuel Zelaya serait le bienvenu en cas de retour au Honduras en tant que citoyen à  une condition: "sans le soutien de M. Hugo Chavez".

Elu en novembre 2005, Manuel Zelaya avait décidé de maintenir dimanche un référendum non contraignant, malgré l'opposition de l'armée, du Congrès et de la Cour suprême, qui l'a déclaré illégal.

Le chef de l'Etat demandait à  la population de se prononcer sur une éventuelle révision de la Constitution, afin de lui permettre de briguer un nouveau mandat, en novembre.

Dénonçant un "coup d'Etat" et un "enlèvement", Manuel Zelaya a fait part de son intention de poursuivre son mandat jusqu'à  son terme prévu, début 2010. Il a souligné qu'il ne reconnaîtrait "aucun gouvernement d'usurpation" et a précisé qu'il assisterait à  une réunion des présidents des pays d'Amérique centrale prévue lundi au Nicaragua. "Je veux revenir dans mon pays", a-t-il dit au Costa Rica "Je suis président du Honduras".


Manuel Zelaya a expliqué à  la chaîne Telesur qu'il avait été réveillé par des coups de feu et les cris de ses gardes de sécurité qui, selon lui, ont résisté à  des soldats pendant au moins 20 minutes. Le président du Honduras a ajouté être sorti du lit, et s'être caché derrière un climatiseur pour éviter des balles, soulignant que huit ou neuf soldats dont le visage était dissimulé l'avaient escorté vers un avion qui l'a emmené au Costa Rica.

Manuel Zelaya a appelé les militaires du Honduras à  résister, exhorté les citoyens à  prendre part à  des manifestations pacifiques et demandé à  la police de protéger les manifestants.

Barack Obama s'est déclaré "profondément préoccupé" et la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a estimé que l'arrestation de M. Zelaya devait être condamnée. Le président américain a appelé "tous les acteurs politiques et sociaux au Honduras à  respecter les normes démocratiques" et la "règle du droit", souhaitant la résolution "par le dialogue, libre de toute ingérence extérieure".

Manuel Zelaya doit reprendre les rênes du pays, selon des responsables américains. Deux hauts responsables de l'administration ont déclaré aux journalistes que des diplomates américains travaillaient à  assurer la sécurité de M. Zelaya tout en pressant pour le rétablissement de l'ordre constitutionnel et de sa présidence.

Réunis ce week-end à  Corfou (Grèce), les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont de leur côté dénoncé une "violation inacceptable de l'ordre constitutionnel au Honduras". Ils ont réclamé la remise en liberté de M. Zelaya et le retour à  une situation "normale".

L'Organisation des Etats américains (OEA) a approuvé dimanche une résolution demandant le "retour immédiat, sûr et inconditionnel du président constitutionnel Manuel Zelaya".
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a quant à  lui condamné le coup d'Etat et a appelé à  "la réinstallation dans leur fonction des représentants démocratiquement élus du pays", selon sa porte-parole Michele Montas. (source : AP)

 
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