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Histoire de l'esclavage à l'école en France Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-05-2008

L'histoire de l'esclavage sera enseignée à l'école primaire en France, selon Nicolas Sarkozy.

Histoire de l'esclavage

PARIS - Jacques Chirac avait fait du 10 mai la Journée commémorative des mémoires de la traite négrière. Son successeur Nicolas Sarkozy a souhaité élargir à la jeunesse cette lutte contre l'oubli: en ce jour du souvenir, il a annoncé samedi que l'esclavage et son abolition seraient "introduits dans les nouveaux programmes de l'école primaire dès la rentrée prochaine".

Dans le Jardin du Luxembourg, à Paris, où l'abolition en 1848 de l'esclavage en France avait été commémorée pour la deuxième fois en 2007, quatre jours après son élection à la présidence de la République, il a aussi souhaité que cette histoire "puisse être abordée à partir de l'étude d'oeuvres littéraires comme celle d'Aimé Césaire", grand poète martiniquais décédé le 17 avril à l'âge de 94 ans.

Ces textes exigeant, de l'aveu même du chef de l'Etat, "une certaine préparation", leur enseignement ne se fera "pas au primaire" mais "dans le cadre des nouveaux programmes du collège et du lycée", a-t-il précisé.

La sénatrice centriste de la Réunion Anne-Marie Payet a salué l'utilisation de l'oeuvre du "chantre de la négritude" à des fins pédagogiques. "C'est une très bonne chose parce que nous ne devons pas non plus, dans les écoles, uniquement montrer l'esclavage dans ses aspects les plus violents", a-t-elle commenté à l'issue de la cérémonie.

"L'émotion provoquée par la disparition d'Aimé Césaire montre à quel point nous sommes toujours à la recherche de notre histoire", a souligné Nicolas Sarkozy, très applaudi par les nombreux Antillais de l'assistance. "Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu'a été l'esclavage, (...) mesurer les souffrances que l'esclavage a engendrées, les blessures qu'il a laissées dans l'âme de tous ceux que rien ne peut délier de ce passé tragique."

Plaidant pour une mémoire entretenue "de façon lucide et apaisée", il a reconnu avoir "à coeur" que les Français "comprennent cette partie de leur histoire dans ses dimensions géographiques, culturelles, économiques et sociale, parce que cette histoire a plusieurs dimensions même si c'est la même tragédie".

En présence de personnalités comme le président du Sénat Christian Poncelet, les ministres Michèle Alliot-Marie (Intérieur), Christine Albanel (Culture) et Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, ainsi que le délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'Outre-Mer Patrick Karam, Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour la reconnaissance d'autres dates commémoratives locales, "importantes pour la communauté d'Outre-Mer".

Soucieux que "chacun se sente respecté", il a ajouté que "la date du 23 mai deviendra une journée commémorative pour les associations qui regroupent les Français d'Outre-Mer de l'Hexagone et qui souhaitent célébrer le passé douloureux de leurs aïeux".

Dans le même esprit, Nicolas Sarkozy a annoncé que "le centre national de ressources de l'histoire de l'esclavage voulu par les historiens, les écrivains et toute la communauté scientifique (...) verra le jour très bientôt".

"Le devoir de mémoire ne peut souffrir des concurrences et des clivages", il "doit nous rassembler", a encore estimé le chef de l'Etat, voyant dans cette célébration "un rappel historique" mais aussi l'occasion de dire que "l'asservissement existe toujours dans nos sociétés sur presque tous les continents".

Partant de ce constat, il a décelé des points communs entre ces "formes modernes d'esclavage" et "la tragédie que vit le peuple de Birmanie", touchée la semaine dernière par un cyclone meurtrier et dévastateur. Alors que la communauté internationale "veut venir en aide" à ce peuple, "un régime éminemment condamnable en est à empêcher le débarquement de vivres pour permettre de soulager la misère", a-t-il déploré.

Perçu par le metteur en scène d'origine guadeloupéenne Jacques Martial comme une dénonciation de "l'horreur moderne qui peut rappeler par certains côtés l'esclavage", ce parallèle a été dénoncé comme un "amalgame" par Sophia Lakhdar, la directrice du Comité contre l'esclavage moderne (CCEM).

 
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