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Grève en Guadeloupe : deux médiateurs nommés par le gouvernement Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-02-2009

La grève en Guadeloupe est une affaire entre partenaires sociaux (syndicats et patronat) dans laquelle l'Etat ne souhaite pas intervenir, semble-t-il. Deux médiateurs ont été nommés par le premier ministre Fillon qui repartiront avec le ministre Yves Jégo aux Antilles.

Grève en Guadeloupe"L'Etat ne saurait à l'évidence se substituer aux partenaires sociaux dans les responsabilités qui leur reviennent" sur la question des salaires en Guadeloupe, a prévenu mardi François Fillon, qui a annoncé la nomination de deux médiateurs dans la grève en Guadeloupe.

Le gouvernement "entend tout faire pour faciliter le rapprochement des points de vue (...) en proposant une médiation", a expliqué le Premier ministre à l'issue d'une réunion à Matignon.

Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo "partira aux Antilles avec les deux médiateurs pour relancer la négociation" en Guadeloupe. "Il fera également étape à la Martinique pour marquer l'égale attention du gouvernement à celle-ci", a-t-il ajouté.

Dimanche, un pré-accord sur une augmentation de salaires avait été trouvé entre le patronat et le comité LKP, organisateur de la grève générale qui paralyse la Guadeloupe depuis près de trois semaines. Ce pré-accord prévoit notamment "une augmentation de 200 euros pour les salariés percevant jusqu'à 1,6 fois le Smic, soit environ 45.000 salariés". Mais le patronat demandait que ces mesures soient compensées par des exonérations de charge consenties par l'Etat.

Or, le gouvernement ne semble pas y être prêt. M. Fillon a constaté mardi le "blocage de la question des salaires". "Cette question difficile n'a pas pu faire l'objet d'un accord entre les partenaires sociaux jusqu'à maintenant".

La médiation sera confiée à Jean Bessière, adjoint au directeur général du travail, et à Serge Lopez, directeur général du travail d'Aquitaine, a précisé le Premier ministre.

François Fillon a par ailleurs "validé" mardi une "mise en oeuvre anticipée du Revenu de solidarité active", une "baisse du prix des carburants", une "revalorisation de 20% des aides à la restauration scolaire" et "une mesure au bénéfice des titulaires de l'allocation logement" en Guadeloupe. selon AP

Compléments AFP :

Après trois semaines de grève générale en Guadeloupe, et alors que la Martinique est à son tour touchée depuis six jours, le chef du gouvernement a ainsi opposé une fin de non-recevoir à la demande du patronat guadeloupéen de voir l'Etat financer la hausse réclamée de 200 euros sur les bas salaires.
M. Fillon a indiqué que "par contre, (l'Etat) entend tout faire pour faciliter le rapprochement des points de vue par un véritable dialogue en proposant une médiation".
Il a également admis que la question des salaires était "d'une sensibilité particulière aux Antilles, en raison du coût de la vie ressenti par de nombreuses familles modestes".
Il n'est pas question de placer l'économie guadeloupéenne "sous perfusion", a expliqué un conseiller ministériel, en insistant sur la nécessité de développement "à long terme" des économies antillaises, où les coûts de production "sont structurellement supérieurs à ceux de la région".
Ce même conseiller soulignait que l'Outre-Mer était déjà plus aidée par le gouvernement que dans le passé.
M. Jégo retournera ce mardi ou mercredi en Guadeloupe et reviendra à Paris au plus tard vendredi pour le conseil des ministres, a-t-on appris dans son entourage.
Le secrétaire d'Etat va "installer" les deux médiateurs désignés par le gouvernement, le directeur général adjoint du travail, Jean Bessière, et Serge Lopez, directeur général du travail d'Aquitaine, pour tenter de trouver un accord salarial entre le collectif LKP et le patronat.
M. Jégo fera étape également en Martinique, a dit M. Fillon, "pour marquer l'égale attention du gouvernement à celle-ci".
"Les deux médiateurs auront vocation à aller en Martinique si nécessaire", a ajouté une source gouvernementale.
Le Premier ministre a indiqué avoir "validé" plusieurs points acquis par M. Jégo pendant son séjour d'une semaine en Guadeloupe.
Il a mentionné à titre d'exemple le Revenu de solidarité active (RSA), qui sera bien effectif dans l'île dès 2009, "la baisse du prix des carburants par anticipation d'une révision du système en vigueur des prix administrés", "la revalorisation de 20% des aides à la restauration scolaire, qui bénéficiera à 250.000 enfants", et "une mesure au bénéfice des titulaires de l'allocation logement pour alléger le loyer restant à leur charge".
Selon l'entourage de M. Jégo, l'effort financier de l'Etat dépasse déjà 100 millions d'euros.
Le gouvernement présentera le 10 mars au Sénat le projet de loi-programme sur l'outre-mer adopté en conseil des ministres en juillet, a par ailleurs annoncé M. Fillon. Le projet sera adapté à la crise économique et aux besoins des PME.
M. Fillon a enfin fortement invité "tous les acteurs syndicaux, patronaux, et les élus" à reprendre le dialogue et "bâtir leur avenir commun".
Victorin Lurel, président PS du conseil régional de la Guadeloupe, a exprimé sa "très grande déception" après la déclaration de M. Fillon, "qui confirme le refus du gouvernement d'engager le moindre crédit nouveau pour répondre à la crise sociale dans l'outre-mer".

 
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