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Grenelle de l'Environnement : les réactions et bilan Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
25-10-2007

Le Grenelle de l'Environnement dont les travaux sont terminés jeudi après-midi a suscité les réactions de divers acteurs du développement durable et personnalités : Al Gore, invité de Nicolas Sarkozy, les Vers, ministre de l'écologie, Coordination rurale, Hubert Reeves, mettant en évidence les critiques des écologistes vis-à-vis des agriculteurs (FNSEA) dans le dossier des pesticides.

Grenelle de l'environnement

Grenelle de l'environnement: "une occasion manquée de répondre aux grands défis du XXIe siècle", selon la Coordination rurale

La Coordination rurale a estimé jeudi que le Grenelle de l'environnement avait été "une occasion manquée de répondre aux grands défis du XXIe siècle", et a critiqué l'attitude de la FNSEA sur les pesticides.

Sans nommer le principal syndicat agricole, la Coordination rurale déplore que les agriculteurs aient vu "leurs convictions exprimées de manière déformée par une seule organisation, pro-OGM, relais de l'industrie des produits phytosanitaires et des semenciers".

Dans un communiqué, la Coordination rurale dénonce par ailleurs "un déni du pluralisme syndical" dans la manière dont s'est déroulé ce rendez-vous, en déplorant notamment d'avoir été écarté de la table ronde finale.

Observant également que "la question de la production alimentaire pour une population mondiale croissante est restée à la marge, alors qu'elle aurait dû être placée au centre des préoccupations, dans le contexte actuel de baisse des disponibilités en terres et en énergie", la Coordination rurale considère au final le Grenelle de l'environnement "comme une occasion manquée de répondre aux grands défis du XXIe siècle".

"Profondément déçu", le syndicat dit craindre que "les Assises de l'Agriculture qui ont commencé n'aient pas plus d'ambition et de vision prospective". AP

Al Gore souhaite un Grenelle de l'environnement "mondial"

L'ancien vice-président américain Al Gore a plaidé jeudi pour un Grenelle de l'environnement "mondial" pour faire face à "l'urgence" écologique.

"Il nous faut maintenant un Grenelle mondial", a-t-il lancé lors de la clôture à l'Elysée du Grenelle de l'environnement.

Al Gore, invité de Nicolas Sarkozy pour cette séance de clôture, a souligné "l'urgence" d'agir. En raison du réchauffement climatique, la calotte glaciaire du pôle Nord "pourrait disparaître d'ici 22 ans". "Nous n'avons qu'une seule Terre, il nous faut la défendre", a-t-il lancé. AP

Marie-Christine Blandin s'indigne de la position de la FNSEA sur les pesticides

Marie Christine Blandin, sénatrice Verts du Nord et vice-présidente du groupe de travail sur la "Biodiversité" du Grenelle de l'environnement, s'est indignée jeudi de la position de la FNSEA sur les pesticides.

Dans un communiqué, elle accuse le président de la FNSEA Jean-Michel Lemétayer d'avoir "ruiné en quelques minutes les quatre mois de travail et de débats constructifs entre les représentants des ONG et des syndicats agricoles, sur le sujet sensible des pesticides, pour lesquels des solutions respectueuses de tous avaient été trouvées".

Plus tôt dans la journée, les agriculteurs de la FNSEA ont remporté une petite victoire sur les écologistes, le Grenelle de l'environnement conditionnant la réduction de moitié de l'usage des pesticides dans l'agriculture à la mise au point d'alternatives.

Lors de la séance de travail de jeudi matin consacrée à l'agriculture, la FNSEA a mis son veto à l'objectif de réduction de 50% de l'usage des pesticides en dix ans, a annoncé Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature Environnement.
Le Grenelle de l'environnement conditionne la réduction des pesticides à la mise au point d'alternatives

Les agriculteurs de la FNSEA remportent une petite victoire sur les écologistes: le Grenelle de l'environnement a conditionné jeudi la réduction de moitié de l'usage des pesticides dans l'agriculture à la mise au point d'alternatives.

Lors de la séance de travail de jeudi matin, consacrée à l'agriculture, la FNSEA a mis son veto à l'objectif de réduction de 50% de l'usage des pesticides en dix ans, selon Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature environnement.

"La FNSEA a repris la parole pour expliquer qu'ils n'étaient pas d'accord" et "a remis en cause l'objectif de réduction chiffrée à dix ans des pesticides", a expliqué M. Gossement dans la cour du ministère de l'Ecologie en faisant part de sa "déception". "On garde l'objectif mais, évidemment, celui-ci est fragilisé", a déploré le porte-parole de FNE.

Du coup, le ministre de l'Ecologie "Jean-Louis Borloo a acté d'un objectif du Grenelle qui reste celui de 50% en dix ans, mais sous réserve de la mise au point d'alternatives", a-t-il dit. Cela signifie que "s'il n'y a pas d'alternative aux pesticides pour l'agriculture actuelle, on ne pourra pas atteindre l'objectif de 50%".

"La phrase validée à l'unanimité est parfaitement claire: réduction de moitié des pesticides en accélérant la diffusion des méthodes alternatives et sous réserve de leur mise au point", a confirmé Jean-Louis Borloo. Le ministre de l'Ecologie a nié tout "cafouillage" sur ce point.

Le président de la FNSEA Jean-Michel Lemétayer a défendu "une demande de bon sens". "La diminution progressive des pesticides n'est possible qu'avec des solutions alternatives", a-t-il plaidé. Dans le cas contraire, "on nous reprocherait assez rapidement de ne pas nous occuper de la santé de nos plantes, de ne pas avoir la production au niveau où le marché le souhaite, de voir les prix flamber. Je ne pense pas que ce que les gens souhaitent".

"Cela doit engager tout le monde à accélérer la recherche", a poursuivi M. Lemétayer. "S'il n'y a pas de solution alternative, on ne sera peut-être qu'à 30%, et si vraiment la science progresse (...) on sera peut-être à 60%", a-t-il prédit.

Le Grenelle a par ailleurs décidé l'interduction à la vente dans les deux à quatre ans des 50 substances les plus dangereuses, dont plusieurs fongicides et insecticides. "Aujourd'hui, il y a des substances qu'on continue à mettre dans la nature. Il faut absolument les arrêter, il y a un accord du ministre là-dessus", s'est félicité Daniel Richard du WWF. "Globalement, les écologistes se rapprochent des agriculteurs".

Il y a également eu un accord sur un objectif de 6% de la surface agricole utile en agriculture biologique d'ici 2012, contre 2% actuellement.

Un nouveau Grenelle de l'environnement se réunira dans un an

 Un comité d'évaluation se réunira dans un an pour faire le point sur la mise en oeuvre des conclusions du Grenelle de l'environnement, a confirmé jeudi le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo. Cette réunion d'évaluation se tiendra "à la date anniversaire du Grenelle", a précisé M. Borloo devant la presse.

Un comité de suivi va par ailleurs être mis en place "avant la 15 décembre".

Une quinzaine de programmes devaient au total être annoncés par Nicolas Sarkozy ce jeudi après-midi dans son discours de conclusion de ces deux journées de travail. Ces programmes feront l'objet d'une "loi-cadre générale", a précisé M. Borloo.

Le ministre de l'Ecologie a affiché sa satisfaction sur les travaux du Grenelle. "On a incroyablement progressé (...) Maintenant, c'est place à l'action", a-t-il conclu.

Borloo prêt à un moratoire sur les OGM, selon Greenpeace

 Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo s'est dit prêt jeudi à un moratoire sur les OGM, a affimé Arnaud Apoteker, de Greenpeace.

"Il a été demandé au ministre: 'Etes-vous prêt à activer la clause de sauvegarde prévue dans la directive européenne pour geler, suspendre, bloquer, arrêter (...) le maïs Monsanto 810?'. M. Borloo a dit: 'La réponse est oui'", a-t-il expliqué. "On a eu une réponse claire à une demande très spécifique et très claire". Sans prononcer le mot de moratoire, M. Borloo a confirmé devant la presse qu'il n'y aurait "plus" d'essais en plein champ de MON810.

Cette clause de la directive européenne vise à "interdire provisoirement. C'est en d'autres termes le moratoire", a-t-il ajouté. Ce maïs "est le seul qui est autorisé à la culture commerciale au niveau européen, donc c'est le seul que l'on puisse interdire pour l'instant", a-t-il rappelé.

Sans prononcer le mot de moratoire, M. Borloo a confirmé devant la presse qu'il n'y aurait "plus" d'essais en plein champ de Monsanto 810. Il a précisé qu'une loi serait présentée devant le Parlement en janvier prochain, reprenant les conclusions du groupe de travail du Grenelle de l'environnement sur les OGM. "On a entériné intégralement la position du groupe de travail à l'unanimité: une loi tout de suite, en janvier", a déclaré le ministre de l'Ecoologie.

Le gel sur la mise en culture du maïs Monsanto 810, seule espèce autorisée en France, sera maintenu en attendant le vote de la loi, a confirmé M. Borloo. "On garde le gel sur le 810 jusqu'au vote de la loi", a-t-il dit. Cette décision "reprend en compte" la proposition de la FNSEA, a assuré le ministre.

Le ministre de l'Ecologie a précisé que la loi mettra en place la haute autorité indépendante sur les OGM proposée par le Grenelle de l'environnement. Elle "devra prévoir" les principes "de responsabilité, de transparence, de précaution", et la garantie pour chaque agriculteur de pouvoir cultiver sans OGM.

Concernant la recherche sur les OGM, le Grenelle a affirmé "à l'unanimité la nécessité qu'il y ait une recherche en France" sur les OGM, a poursuivi M. Borloo, sans en préciser les modalités. "Cela n'a pas été tranché, la loi le tranchera", a-t-il dit. "On va se mettre d'accord là-dessus, ce n'est pas un sujet très compliqué."

Le ministre de l'Ecologie a précisé que la loi serait votée "avant les prochains semis" de céréales.

Un rejet de la taxe carbone serait "très décevant" pour Hubert Reeves

 "Il serait très décevant si la taxe carbone n'était pas acceptée", a estimé jeudi l'astrophysicien Hubert Reeves en arrivant au ministère de l'Ecologie pour participer au "Grenelle de l'environnement".

La taxe carbone "est un point très important" et "ce serait très décevant si elle n'était pas acceptée", a-t-il dit.

Les participants au Grenelle ne sont pas arrivés à un accord sur ce point mercredi, et ont décidé de renvoyer au président Nicolas Sarkozy le soin de trancher.

Interrogé sur les premiers résultats des discussions du Grenelle, M. Reeves a estimé qu'il "y a déjà de bons signes. On est assez optimistes. Maintenant, on verra non pas seulement à la fin de la journée mais à la fin de l'année", car "c'est une chose de faire des recommandations et c'en est une autre qu'elles soient suivies".

Mais "ça me donne espoir", a-t-il ajouté. "J'ai l'impression qu'il y a des choses qui sont acquises ou du moins qui semblent acquises".


Grenelle de l'environnement: Daniel Cohn-Bendit salue la méthode, attend les effets concrets


 Daniel Cohn-Bendit a salué jeudi la méthode du Grenelle de l'environnement, mais il attend de constater les décisions qui en sortiront et surtout leur application.

"Le Grenelle de l'environnement c'est d'abord un renouvellement de la méthode politique en France, c'est un choc dans l'espace politique français puisque tout à coup l'environnement devient vraiment un sujet important", a déclaré le député Vert européen sur LCI. "Je crois que cette nouvelle méthode est un plus pour la démocratie française", a-t-il ajouté, avant de s'intéresser au "contenu".

Trois sujets le préoccupent particulièrement: la taxe carbone, les OGM et les biocarburants. Si le Grenelle, qui s'achève ce jeudi par l'annonce des mesures retenues par le président de la République, n'instaure pas d'"écotaxe", alors il "ne sera qu'un bricolage", a averti Daniel Cohn-Bendit.

Sur les OGM, "la moindre des choses, c'est le moratoire", a-t-il jugé. Et "pas six mois, mais pendant quelques années pour qu'on y voie plus clair".

Enfin "il faut s'attaquer à la folie des biocarburants", a déclaré le député européen. "Au lieu que l'agriculture produise de la nourriture, l'agriculture maintenant doit produire de l'énergie pour nos voitures, c'est de la folie!", s'est-il exclamé. "C'est de la folie au niveau national, européen et mondial", a-t-il ajouté, appelant le Grenelle de l'environnement à lancer "un cri d'alarme" sur le biocarburant.

Grenelle: accord sur la réduction des 50% de l'usage des pesticides

 Les participants du "Grenelle de l'environnement" sont tombés d'accord jeudi matin sur une réduction de moitié d'ici dix ans de la fréquence de traitement par les pesticides dans l'agriculture française, selon plusieurs ONG participantes.

Par ailleurs, les 50 substances les plus dangereuses seront interdites à la vente dans les deux à quatre ans, dont plusieurs fongicides et insecticides. "Aujourd'hui, il y a des substances qu'on continue à mettre dans la nature. Il faut absolument les arrêter, il y a un accord du ministre là-dessus", s'est félicité Daniel Richard du WWF. "Globalement, les écologistes se rapprochent des agriculteurs".

Il y a également eu un accord sur un objectif de 6% de la surface agricole utile en agriculture biologique d'ici 2012, contre 2% actuellement.

Dominique Voynet inquiète de l'avenir des mesures annoncées lors du Grenelle de l'environnement


 Dominique Voynet redoute une éventuelle "répartition des rôles" au sein de la majorité UMP qui aboutirait à neutraliser les effets attendus du Grenelle de l'environnement qui s'achève ce jeudi par l'annonce, à 16h, des mesures retenues par le président de la République.

L'ancienne ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement a exprimé sur RTL jeudi son désarroi, entre d'un côté "Jean-Louis Borloo dont la bonne foi est manifeste" et de l'autre, "le groupe des parlementaires UMP" qui "lors du débat au parlement", a-t-elle dit, ont dénoncé le "bavardage" du Grenelle de l'environnement et ont annoncé leur intention de "monter au créneau pour vider les principales mesures de leur contenu".

Pour Dominique Voynet, "c'est la cohérence des décisions qui est importante". Par exemple, sur l'écovignette, la sénatrice de Seine-Saint-Denis a souligné la nécessité, pour réduire l'utilisation des véhicules individuels de "développer les transports collectifs en ville et le transport longue distance par des alternatives à la voiture". "C'est le développement des alternatives qui compte", a-t-elle insisté.

De même, Mme Voynet s'interroge sur "les moyens qui seront mobilisés" et "les délais". "Où sont les milliards d'euros nécessaires pour concrétiser tout ça?", a-t-elle demandé.

Enfin elle a regretté que la réduction de la vitesse maximale sur les routes ne figure pas parmi les mesures retenues par les négociateurs du Grenelle "parce que ça permet de faire des économies de carburant rapidement".

Grenelle: mauvais après-midi, regrette Alliance pour la planète, déçue du report de la question des incinérateurs

 Le bilan des négociations menées mercredi après-midi dans le cadre du Grenelle de l'environnement est "très mauvais", a jugé dans la soirée l'un des porte-parole de l'Alliance pour la planète, regrettant notamment la décision du gouvernement de reporter à plus tard toute décision sur la gestion des déchets.

Sur la question des déchets, "rien n'est décidé, la décision a été remise à plus tard", a déclaré à l'Associated Press Daniel Richard (WWF). "Il va y avoir un groupe de travail qui se réunir plusieurs fois et faire des propositions plus sérieuses" sur le sujet, a-t-il ajouté, précisant que d'ici là, "aucun nouvel incinérateur" ne serait construit.

"Ce n'est pas une bonne nouvelle", a-t-il commenté, avouant "ne pas comprendre que le gouvernement ait bloqué là-dessus" et n'ait pas "voulu aller jusqu'au moratoire" de la construction d'incinérateurs réclamé par certaines ONG.

M. Richard a par ailleurs estimé que les mesures retenues dans l'après-midi autour de la thématique santé-environnement, incluant notamment l'instauration d'un nouveau Plan santé environnement (PNSE), et un inventaire des points noirs pour le bruit, ainsi qu'une évaluation scientifique pour définir les valeurs limites rigoureuses pour l'exposition aux ondes, ne "changeront pas grand-chose".

Les discussions "ont été très chaudes", a résumé M. Richard, prévoyant que le rendez-vous de jeudi matin autour du thème de l'agriculture serait "sûrement aussi dur".

Dans un communiqué diffusé dans la soirée, l'Alliance pour la planète a souligné que la question des phytosanitaires a été renvoyée à jeudi lors du groupe agriculture. "Le principe de la création d'un institut de veille environnementale a été acté, mais renvoyé à une mission parlementaire dont la date n'a pas été définie", a ajouté l'organisation.

L'Alliance pour la planète a également déploré que le principe de précaution ait été acté "sans aucune garantie de mise en oeuvre". "Pas d'application sur les nanotechnologies ou sur les produits chimiques classés CMR3 (cancerigènes, mutagènes, et reprotoxiques, NDLR)", a-t-elle regretté.

Dans l'après-midi, les participants n'avaient pas pu se mettre d'accord sur l'imposition d'une taxe carbone, laissée à l'arbitrage de Nicolas Sarkozy.

Quatre-vingt représentants des ONG, des syndicats et du patronat, ainsi que des collectivités locales se réunissaient mercredi au ministère de l'Ecologie autour de Jean-Louis Borloo pour deux jours de table-ronde qui seront conclues à l'Elysée par le président de la République.

Le bilan

Le président Nicolas Sarkozy s'est engagé jeudi à "porter et à mettre en oeuvre" les propositions issues du Grenelle de l'environnement, qu'il a déclaré "faire siennes".
M. Sarkozy a affirmé dans un discours à l'Elysée qu'il allait engager "une révolution totale dans la méthode de gouvernance", pour mettre l'environnement au centre des enjeux politiques, revendiquant notamment une volonté de "rupture" en matière de transports pour donner la priorité au non routier.
Nicolas Sarkozy a annoncéla suspension de la culture commerciale des OGM "en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance, qui sera créée" d'ici la fin de l'année.
Sur le dossier très conflictuel des OGM, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo avait annoncé un gel des cultures de maïs génétiquement modifié jusqu'à l'examen d'une loi "dès janvier 2008".

Le principe d'une loi réglementant les OGM en janvier a été entériné, de même que la mise en place d'une Haute autorité indépendante, a-t-il ajouté.
Le Grenelle "restera comme un moment important dans la prise de conscience par notre société qu'elle ne peut plus vivre dans le gaspillage, qu'elle ne peut plus négliger les conséquences sur l'avenir de la planète de sa façon de vivre, de produire et de consommer", a-t-il lancé.
"C'est bien à une révolution que nous invite ce Grenelle de l'environnement", a-t-il assuré, en évoquant "une révolution dans nos façons de penser, dans nos façons de décider, une révolution dans nos comportements, dans nos politiques, dans nos objectifs et dans nos critères".
Par ailleurs, le Grenelle a entériné le fort développement du "bio" dans l'agriculture française, dont la part devra passer à 6% de la surface cultivée en 2012 et 20% en 2020, contre 2% actuellement.
Le bio doit aussi bénéficier d'un objectif de 20% des commandes publiques pour la restauration collective. Les modalités seront précisées dans la loi, les maires devant garder la compétence.
Sur les pesticides, le bras de fer entre écologistes et représentants des agriculteurs a finalement été tranché au détriment du camp "vert". Le texte final avalisé par le ministère de l'Ecologie évoque une réduction de 50% de l'usage des pesticides, mais sans date butoir, et conditionnée à la mise en place de "méthodes alternatives".
Les défenseurs de la nature et du vivant ont été entendus avec la création d'une "trame verte" sur le territoire français, Outre-Mer compris, reliant les espaces naturels afin de faciliter la circulation des espèces sauvages, végétales et animales.
Le Grenelle a terminé jeudi après-midi ses travaux, à l'exception d'une dernière table ronde sur la démocratie écologique reportée à vendredi matin. Cette dernière table ronde doit notamment accroître la place des associations d'environnement dans les institutions (Conseil économique et social) et entreprises.

source : AP , AFP

 
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