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François Bayrou se rend en Guyane Martinique et Guadeloupe Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
01-04-2007

Le candidat UDF, François Bayrou, à la pêche aux voix aux Antilles-Guyane (Guyane, Martinique, puis Guadeloupe), et ce n'est pas un poisson d'Avril...

François Bayrou
Jardin de Balata
 

Bayrou fait du charme à l'outre-mer en Martinique


 "L'outre-mer n'est pas une charge pour la France. Je pense que c'est une chance pour la France", a déclaré François Bayrou samedi soir en meeting à Case Pilote, en Martinique. Au deuxième jour de sa tournée antillaise, le candidat de l'UDF a déclaré qu'il fallait "inciter l'Etat à faire pour l'outre-mer les mêmes genres d'effort qu'il fait pour la Corse", notamment en matière de subvention des transports.

"Je suis pour qu'on garantisse aux étudiants qu'ils pourront faire deux voyages par an entre l'outre-mer et la métropole, sans avoir à payer trop cher le billet d'avion", a-t-il proposé en répondant à une électrice, ajoutant qu'il fallait expliquer "aux compagnies aériennes qui desservent les Antilles que cela fait partie de leur cahier des charges. Il faut inciter l'Etat à faire pour l'outremer les mêmes genres d'effort qu'il fait pour la Corse".

Le public clairsemé qui attendait le candidat sur la place de l'Hôtel de ville de Case Pilote n'a finalement pas pu l'apercevoir: une pluie soudaine a contraint les organisateurs à déplacer l'unique meeting de François Bayrou aux Antilles dans la petite salle du conseil municipal de cette commune du nord des Caraïbes.

En moins d'une heure, le candidat de l'UDF a passé en revue les grands thèmes de la campagne, tel que le chômage, rappelant au passage que les chômeurs d'outre-mer ne sont pas pris en compte dans les statiques officielles. François Bayrou s'est dit favorable à "l'idée d'une zone franche en Martinique dont il faudra fixer exactement les règles pour qu'on puisse créer des entreprises et de l'emploi".

Il a insisté pour que les langues et les cultures régionales soient reconnues, se disant également favorable à une décentralisation plus poussée des pouvoirs publics.

"Je défends l'idée qu'il faut que la plupart des décisions qui concernent la vie locale se prennent sur place. Je serais tout a fait ouvert à des réflexions qui toucheront à une meilleure autonomie, une meilleure responsabilité", a-t-il promis.

Comme tous les candidats à la présidentielle qui se sont déplacés en Martinique, l'ancien ministre de l'Education nationale a rendu un hommage à Aimé Césaire. Mais comme pour signifier une relation particulière avec ses auditeurs, il a rappelé que c'était lui qui avait à l'époque inclus les oeuvres du poète et écrivain, chantre de la négritude, au programme du baccalauréat.

"J'ai voulu venir aux Antilles Guyane dans la dernière ligne droite de la campagne, pour marquer l'importance de votre terre et votre identité dans la République," a encore ajouté François Bayrou, clamant que "l'outremer est une chance pour la France."

Ce dimanche matin, François Bayrou doit assister à la messe des Rameaux à la cathédrale de Fort-de-France, suivie d'une visite au marché de la capitale. Il s'envolera ensuite à la mi-journée pour la Guadeloupe, terme de son séjour de trois jours aux Antilles, qui avait débuté par la Guyane vendredi et samedi.

François Bayrou achève sa visite en Guyane sur le marché de Cayenne

Avant de s'envoler pour la Martinique, où il va séjourner jusqu'à dimanche, François Bayrou a achevé samedi sa visite en Guyane française par un bain de foule sur le marché principal de Cayenne.

Le candidat a été interpellé par la population, chacun l'interrogeant sur des questions qui lui sont chères: la toxicomanie, l'immigration, l'insécurité ou encore la situation des contractuels au sein de l'Éducation nationale.

Pendant les deux jours passés en Guyane, le candidat à l'élection présidentielle n'a tenu aucun grand meeting, privilégiant les rencontres "homme à homme", selon les termes de la présidente de la Fédération de Guyane de l'UDF, George Habran-Mery.

Dès vendredi, François Bayrou a répondu aux questions d'une quarantaine de lycées et étudiants dans une petite salle d'un hôtel de Cayenne. Il y a dix ans, il s'était retrouvé déjà face aux étudiants qui à l'époque avaient manifesté pour la création d'un rectorat de plein exercice en Guyane.

L'éducation a donc été l'un des thèmes largement abordés. "Il faut développer la formation universitaire en Guyane, en tout cas jusqu'à la licence", a préconisé le candidat Bayrou. En matière d'immigration, il n'a pas exclu "une attitude de fermeté. La Guyane est en situation de risque".

Samedi, François Bayrou a rencontré une délégation d'Amérindiens, "les premiers habitants de Guyane". "Ils ont aidé les Français à s'y installer", a-t-il souligné.

La population amérindienne dans le département d'outre-mer est estimée à 20.000 personnes, partagées en plusieurs communautés installées sur le littoral de la Guyane ou l'intérieur des terres.

Leurs problématiques restent toutefois identiques. Aujourd'hui, la pollution engendrée par l'orpaillage clandestin menace les lieux de vie de ces populations. "Tout ce que nous demandons, c'est qu'on respecte notre mode de vie", a expliqué Brigitte Wyngaarde, chef coutumier de Balaté, village amérindien sur le territoire de la commune de Saint-Laurent.

Pour François Bayrou, "la France doit montrer qu'elle n'a pas oublié la place de ce peuple". Il a jugé que les Amérindiens "méritent d'être protégés". "Je serai aussi leur président", a-t-il promis. "Le défenseur de ceux qui n'ont pas de défenseur, les citoyens de base qu'on n'écoute pas. Ils doivent toujours avoir un recours et ce sera le président".

Le candidat s'est engagé, en cas d'accession à l'Elysée, à créer une structure capable de porter une réflexion sur la question amérindienne notamment sur la gestion des zones de vie, la culture, le droit et "l'orpaillage clandestin, question difficile en raison de la géographie qui ne se prête pas à une surveillance appropriée".

Questionné sur sa baisse dans les sondages, le candidat de l'UDF n'a pas voulu entendre parler de baisse de régime. Les Français ont "besoin d'une page qui tourne, d'une politique nouvelle. C'est aussi vrai en Guyane que dans les autres régions françaises. Et le seul moyen c'est ma candidature", a-t-il assuré.

source : AP

 
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