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Enfants soldats 58 Etats s'engagent à lutter contre le fléau Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
06-02-2007

Cinquante-huit états se sont engagés mardi à ne pas utiliser des enfants soldats et à favoriser leur réinsertion dans la vie civile au deuxième et dernier jour de la conférence "Libérons les enfants de la guerre" organisée à Paris.

Au terme de la conférence "Libérons les enfants de la guerre" organisée à Paris, 58 pays ont signé un engagement sans précédent.

Parmi les signataires des "Engagements de Paris", qui n'ont aucune force légale, figurent des Etats où des enfants soldats ont été utilisés comme la Sierra Leone et le Liberia, ou le sont encore comme la République démocratique du Congo. D'autres pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, ainsi que les 27 Etats membres de l'Union européenne, ont également paraphé le document.

Ces 20 engagements ont pour objectif de mettre fin à l'utilisation des enfants dans les conflits armés. En 2006, l'ONU estimait à au moins 250.000 leur nombre dans le monde. Ce ne sont pas seulement des combattants: ils servent aussi de messagers, d'espions, de porteurs, de cuisiniers et sont souvent exploités sexuellement.

Par ce texte, les Etats signataires s'engagent à "n'épargner aucun effort pour mettre un terme à l'utilisation et au recrutement illégaux d'enfants par des groupes ou des forces armés". Ils adhèrent également au principe selon lequel la libération de tous les enfants soldats "doit être recherchée sans conditions à tout moment".

Le texte appelle les Etats à "lutter contre l'impunité, enquêter et poursuivre" ceux qui les recrutent, et à s'assurer que les moins de 18 ans enrôlés dans des groupes armés et accusés de crimes au regard du droit international "soient considérés en premier lieu comme des victimes de violation du droit international et pas seulement comme des présumés coupables": "Ils devraient être traités conformément aux normes internationales de la justice pour mineurs."

Autre engagement, "que les enfants qui fuient vers un autre pays pour échapper" à leur enrôlement dans des forces armées "puissent effectivement exercer leur droit de demander l'asile".

Le document ne reconnaît aucune excuse aux gouvernements pour autoriser les enfants à porter les armes. Même en temps de guerre, les Etats devraient chercher et démobiliser les enfants soldats et punir ceux qui les ont recrutés.

Les Engagements de Paris constituent la mesure la plus forte en vingt ans de lutte contre ce fléau sur le plan international. "C'est un texte qui va avoir une grande valeur politique", a estimé le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, co-président de la conférence, réunie lundi et mardi à Paris sous l'égide de l'UNICEF (Fonds des Nations unies pour l'enfance) et de la diplomatie française.

Jacques Hintzy, président de l'UNICEF France, a de son côté fait part de son "immense satisfaction de voir que le problème des enfants soldats soit pris en compte par les gouvernements et pas seulement par les ONG".

La conférence a également été marquée par le témoignage lundi d'un ex-enfant soldat. Ishmael Beah avait 13 ans lorsqu'il a fut recruté par une faction armée au Sierra Leone, après la mort de ses parents et de ses deux frères durant la guerre civile des années 90. "Je ne savais pas quoi faire de ma vie. Je n'avais plus de famille", a-t-il expliqué.

Aujourd'hui âgé de 26 ans, il a suivi un programme de réinsertion, a étudié aux Etats-Unis et vit désormais à New York. "La chose la plus difficile est de recouvrer son humanité", mais "je suis la preuve vivante que c'est possible", a-t-il souligné. "Personne ne naît violent. Aucun enfant d'Afrique, d'Amérique latine ou d'Asie ne veut faire la guerre."

On estime à 12 le nombre de pays où ce fléau est avéré, dont le Burundi, la Côte d'Ivoire, la Birmanie, la République démocratique du Congo, le Soudan et la Somalie. Les filles représentent jusqu'à 40% des enfants enrôlés dans certains groupes armés et sont particulièrement vulnérables aux abus sexuels.

Près de 95.000 ex-enfants soldats ont bénéficié depuis 2001 de programmes de prise en charge ou de réinsertion, notamment en Afghanistan, Colombie, Ouganda, Somalie, Sri Lanka et Liberia. Mais les efforts de réinsertion ne sont pas toujours couronnés de succès: dans certains cas l'aide apportée est insuffisante ou trop tardive.

Parmi les signataires figurent dix des douze pays où, selon l'ONU, des enfants sont utilisés comme soldats, dont le Soudan, le Tchad, l'Ouganda, la République démocratique du Congo (RDC), la Colombie, le Népal et le Sri Lanka. Les deux autres pays touchés, la Birmanie et les Philippines, ne participaient pas à la conférence. D'importants pays bailleurs de fonds ont également apporté leur soutien au texte, comme les membres de l'Union européenne (UE), le Japon ou le Canada. Les Etats-Unis n'étaient pas représentés.

Dans les "engagements" de Paris, qui n'ont pas de valeur juridique contraignante, les Etats promettent de "lutter contre l'impunité, enquêter et poursuivre d'une manière effective les personnes qui ont illégalement recruté des enfants de moins de 18 ans dans des groupes ou des forces armés".

"Victimes" et "pas seulement présumés coupables"

"Des accords de paix ou autres arrangements visant à mettre un terme aux hostilités ne devraient pas comporter de dispositions en matière d'amnistie pour les auteurs de crimes au regard du droit international, notamment ceux commis contre des enfants", ajoute le texte.

Ces promesses représentent un "engagement moral" des Etats à tout faire pour combattre le phénomène des enfants soldats, a expliqué une source diplomatique. Les "engagements de Paris" soulignent aussi qu'il faut libérer "sans conditions à tout moment" les mineurs recrutés ou utilisés par des groupes ou des forces armés.

Les "engagements" affirment de même que les enfants soldats "accusés de crimes au regard du droit international" doivent être considérés "en premier lieu comme des victimes de violation du droit international et pas seulement comme des présumés coupables". "Ils devraient être traités conformément aux normes internationales de la justice pour mineurs, par exemple dans un cadre de justice réparatrice et de réinsertion sociale", stipule le texte.

Les mineurs qui fuient vers un autre pays pour échapper à un recrutement illégal doivent enfin bénéficier du droit d’asile. De nombreux intervenants ont insisté sur la question des filles enrôlées de force dans les groupes armés, jusqu’ici quelque peu négligée, malgré l’horreur de leur condition. Les «principes de Paris» soulignent les spécificités nécessaires à la réintégration de ces jeunes femmes réduites souvent à l’esclavage sexuel et devenues «la honte» de leur communauté d’origine.

 
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