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Elections au Sénégal avec Abdoulaye Wade vs Idrissa Seck Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
25-02-2007

Ablaye Wade est optimiste quant à sa réélection à la tête de l'état du Sénégal pour ces élections 2007.

Quelque cinq millions d'électeurs sénégalais étaient appelés aux urnes dimanche, pour un scrutin qui voit le président sortant Abdoulaye Wade opposé à 14 autres candidats, dont son principal rival, son ancien Premier ministre Idrissa Seck. Agé de 80 ans, le président sortant s'est dit persuadé d'être réélu dès le premier tour pour un mandat de cinq ans. Les résultats officiels ne devraient être connus que dans quelques jours.

"Je suis extrêmement optimiste (...) Il n'y aura pas de second tour. Je vais gagner d'entrée", a déclaré le "Vieux" à son arrivée au bureau de vote, en Humvee blindé, tous gyrophares dehors. Comme ses concitoyens s'y pressant en masse pour voter, le président a trempé son pouce dans l'encre rose indélébile après avoir rempli son devoir électoral.

Si Wade est considéré comme favori, le nombre élevé de candidats et l'éparpillement des voix semblent pourtant rendre peu probable sa réélection dès dimanche.

Face au mécontentement d'un pays où la moitié de la population active est au chômage et où des vagues de clandestins de plus en plus nombreux risquent leur vie en mer pour gagner l'Europe, ses rivaux promettent des emplois que Wade n'a pas su leur apporter.

En 2000, porté par le vent du "sopi" ("changement"), Wade, éternel opposant depuis 30 ans, quatre fois candidat malheureux à la présidence, avait été élu dans un raz-de-marée, déboulonnant le Parti socialiste aux commandes depuis 40 ans en mobilisant notamment cette jeunesse laissée pour compte dans un pays où 40% de la population a moins de 14 ans. Depuis, le slogan du "sopi" s'est retourné contre lui, Idrissa Seck appelant notamment les Sénégalais à voter pour le "véritable changement".

"Nous sommes fatigués de cette vieille génération politique", lançait Kally Niang, qui avait voté pour Wade il y a sept ans, mais choisit Seck cette fois-ci.

Autre sujet de mécontentement, la Casamance, où le conflit séparatiste de basse intensité n'a toujours pas été réglé et où le désenclavement promis par Wade à cette région du sud n'a pas eu lieu. "J'ai voté pour un candidat de l'opposition et non le président Abdoulaye Wade", lançait à Ziguinchor Banna Coly, une dame d'une cinquantaine d'années, à la sortie du bureau de vote. "Parce que ce dernier a trompé les Casamançais. Il nous avait dit qu'il allait faire revenir la paix en 100 jours. Mais voilà que cela fait sept ans qu'il est au pouvoir et la Casamance continue toujours d'être déchirée par ce conflit".

Le Sénégal est un des plus paisibles, stables et démocratiques pays du continent. Il n'a jamais connu de coup d'Etat, même s'il a cependant essuyé les foudres des organisations de défense des droits de l'Homme pour la répression d'opposants et de journalistes sous Wade.

La campagne électorale a toutefois été marquée par des violences. La police a tiré des grenades lacrymogènes dans la foule participant à une manifestation interdite de l'opposition. Moustapha Niasse, un des principaux chefs de l'opposition également candidat, a été traîné à terre par les forces de l'ordre. Et cette semaine, le cortège de Seck a été attaqué par une foule pro-Wade à coups de pierre, qui ont blessé un de ses assistants.

Plus de 12.000 bureaux de vote sont ouverts dimanche de 8h à 18h GMT. Pour la première fois au Sénégal, un système d'identification électronique des électeurs sera utilisé, basé sur les empreintes digitales et rétiniennes.

Les résultats officiels pourraient être connus dans quelques jours seulement.

 
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