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Crise somalienne : les Ethiopiens vont assiéger Mogadiscio Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
27-12-2006

Les troupes éthiopiennes et celles du gouvernement somalien, appuyées par Les Etats-Unis, avancent vers la capitale de Somalie, Mogadiscio.

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La capitale somalienne Mogadiscio dont s'étaient emparés les Islamistes somaliens en Juin pourraient bientôt être assiégée par les forces du gouvernement somalien assistées de celles des Ethiopiens.

L'Ethiopie a envoyé des tanks cette semaine et utilisent des avions pour bombarder des aéroports tenus par les Islamistes somaliens, leur déclarant formellement la guerre.

Le Département d'Etat Américain par la voix de son secrétaire Gonzo Gallegos a exhorté toutes les parties à se conformer à la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 06 Décembre dépêchant des casques bleus pour prêter assistance au gouvernement intérimaire de la Somalie et invitant les Islamistes et ce gouvernement à poursuivre les pourparlers de paix. Les Américains par ailleurs soutiennent Addis-Abeba.

La Commission de l'Unité Africaine par la voix d'Alfa Omar Konaré et la Ligue Arabe appellent au retrait de toutes les troupes étrangères du territoire somalien.

Les forces du gouvernement intérimaire somalien soutenues par l'Ethiopie comptent apparemment assiéger Mogadiscio jusqu'à la reddition de leurs adversaires islamistes.

Après s'être emparées Jowhar, puis de Balad, située à une trentaine de km au nord de la capitale, les forces gouvernementales et éthiopiennes ne se battront pas pour prendre Mogadiscio, afin d'éviter qu'il y ait des victimes civiles.

Elles feront le siège de Mogadiscio jusqu'à la reddition de leurs adversaires, a déclaré l'ambassadeur de Somalie en Ethiopie, Abdikarin Farah, ajoutant que le gouvernement avait offert l'amnistie à tout combattant de l'Union des tribunaux islamiques (UTI) qui déposerait les armes.

Le président de l'Union africaine, Alpha Omar Konaré, a peu après lancé un appel au retrait de Somalie de "toutes les forces et éléments étrangers".

Il a exhorté le gouvernement intérimaire et l'Union des tribunaux islamiques (UTI) à mettre fin à toutes les hostilités et à reprendre les discussions de paix parrainées par la Ligue arabe qui avaient échoué le mois dernier au Soudan.

L'ancien président malien a annoncé qu'une mission de l'UA irait en Somalie dans les prochains jours et rendrait visite aux deux camps.

Au Caire, le Conseil de la Ligue arabe a publié, à l'issue d'une réunion de ses représentants permanents, un communiqué invitant lui aussi les deux camps à reprendre les négociations de paix et réclamant "le retrait de toute forme de présence étrangère du territoire somalien afin de préparer la mise en oeuvre de la résolution 1725 du Conseil de sécurité de l'Onu".

LE PRECEDENT AMERICAIN A MOGADISCIO

Cette résolution approuve le déploiement d'une force de maintien de la paix africaine afin de soutenir le gouvernement intérimaire de Somalie et invite les autorités à poursuivre les discussions de paix avec leurs adversaires islamistes.

L'Ethiopie a déployé des troupes en Somalie pour soutenir le gouvernement intérimaire basé à Baïdoa.

Ce dernier affirme que l'UTI a fait appel à des combattants étrangers, ce que démentent les islamistes.

L'Ethiopie a estimé mardi qu'elle était "à mi-chemin" d'une victoire sur les islamistes.

De leur côté, les islamistes semblent répondre à un appel de leur chef, le cheikh Charif Ahmed, qui les a invités à se regrouper à Mogadiscio pour se préparer à une longue guerre contre le vieil adversaire éthiopien.

Tablant sur la traditionnelle rivalité entre l'Ethiopie à dominante chrétienne et la Somalie, l'UTI a présenté le conflit comme une guerre sainte contre des "croisés".

L'Ethiopie évoque pour sa part une guerre contre des "terroristes" liés à al Qaïda, ce qui lui vaut l'appui tacite de Washington, convaincu que des activistes islamistes se cachent en Somalie.

CONFRONTATION INÉGALE

Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi a affirmé que ses forces avaient tué un millier de combattants islamistes et en avaient blessé 3.000, mais ces chiffres n'ont pu être confirmés de source indépendante.

Les islamistes disent de leur côté avoir tué des centaines d'adversaires.

L'Ethiopie se présente comme un adversaire de taille pour les combattants islamistes, soutenus par leur ferveur religieuse mais qui ne disposent pas des chasseurs MiG et de la longue expérience d'une des armées les plus efficaces d'Afrique.

Malgré cet avantage, la prise de Mogadiscio, ville de deux millions d'habitants, risque d'être difficile.

En 1993, les forces américaines appuyées par des hélicoptères Black Hawk avaient subi une humiliante défaite dans la capitale, alors aux mains de milices parfaitement à l'aise dans le dédale de ruelles de la capitale.

Selon la Croix-Rouge, plus de 800 personnes ont été blessées et des milliers d'habitants ont fui la zone de combat. Les Nations unies ont averti que ces déplacements de populations risquaient d'entraîner une crise humanitaire dans une région qui se remet à peine de graves inondations.

Le Programme alimentaire mondial a annoncé qu'il avait été contraint de suspendre ses parachutages de vivres et de rappeler à Nairobi ses 25 employés travaillant dans le port méridional de Kismayo.

La communauté internationale semble divisée sur l'attitude à adopter. Ainsi, le Conseil de sécurité n'a pas réussi mardi soir à se mettre d'accord sur une déclaration réclamant l'arrêt immédiat des combats et il devait tenir mercredi de nouvelles consultations.

d'après Reuters, L'express

 
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