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Crise entre Venezuela Colombie et Equateur Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-03-2008

Après l'élimination du révolutionnaire bolivarien Raul Reyes des FARC, la tension est à son comble entre la Colombie d'Alvaro Uribe et le Venezuela d'Hugo Chavez (socialiste, bolivarien) et l'Equateur de Rafael Correa.

Crise Venezuela Colombie Equateur
Hugo Chavez (Venezuela)

L'Amérique Latine, après une période notable dominée par des gouvernements et juntes militaires pro-américains, est aujourd'hui majoritairement dirigée par des gouvernements socialistes (Evo Morales en Bolivie, Michelle Bachelet au Chili, Lula da Silva au Brésil...).

L'élimination du révolutionnaire des FARC Raul Reyes cristallise la rivalité entre la Colombie et le président du Venezuela Hugo Chavez, dont la doctrine socialiste est issue de la même idéologie que les FARC, inspirée par le libertador Simon Bolívar.

Lors d'une offensive de l'armée régulière Colombienne sur des positions des rebelles des Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes (FARC), un de leurs leaders Raul Reyes a été tué. Selon les premiers éléments d'information, son cadavre aurait été retrouvé par les militaires colombiens sur une base de repli des FARC en territoire équatorien. Une position des FARCs avait été bombardée par l'armée Colombienne à la frontière, côté Colombie. Mais l'offensive aérienne aurait été poursuivie au delà de cette frontière sur le territoire national de l'Equateur, violant l'espace aérien équatorien, pour éliminer les rebelles jusqu'en Equateur, là où Raul Reyes aurait été assassiné.

Ce fait sans précédent provoque un incident diplomatique entre la Colombie et l'Equateur. Or comme la même stratégie de repli est habitutellement adoptée par les FARCs à l'égard du Venezuela, le président vénézuelien Hugo Chavez craint que la Colombie ne vienne également étendre le théâtre de ses affrontements avec les FARCS, considérés comme des terroristes -y compris par les Américains, sur le territoire du Venezuela.  

Hugo Chavez a fermement mis en garde le gouvernement colombien de toute incursion et a décuplé les troupes militaires à la frontière venezuelo-colombienne. Il a également demander la fermeture de la mission diplomatique de son pays à Bogota. Il a par ailleurs averti que les opérations militaires colombiennes pourraient provoquer une guerre dans la région 

De même, l'Equateur à rappelé son ambassadeur en Colombie, demandant des explications sur la violation de son espace aérien.

Compléments d'information (AP) :

Le président vénézuélien Hugo Chavez a ordonné dimanche à l'armée de déplacer dix bataillons à la frontière entre le Venezuela et la Colombie, au lendemain de l'élimination du N°2 des FARC en territoire équatorien. Il a également décidé de la fermeture de sa mission diplomatique à Bogota, suivi de l'Equateur, qui a protesté contre l'incursion en rappelant son ambassadeur.

M. Chavez a averti que les opérations colombiennes de la veille, qui se sont déroulées en partie en territoire équatorien et qui se sont soldées par la mort du N°2 des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) Raul Reyes, pourraient provoquer une guerre dans la région.

Lors de son émission hebdomadaire télévisée et radiodiffusée, le président vénézuélien a déclaré à son ministre de la Défense: "déplacez-moi dix bataillons à la frontière de la Colombie, immédiatement -bataillons de tanks, déployez l'aviation". Il a également ordonné la fermeture de l'ambassade vénézuélienne de Bogota et annoncé que l'ensemble du personnel serait rapatrié.

M. Chavez n'a pas précisé de combien de troupes il s'agirait, mais un bataillon vénézuélien comptant traditionnellement environ 600 hommes, 6.000 soldats pourraient être envoyés vers la frontière.

Ces annonces portent la tension entre les deux pays à son point culminant depuis l'arrivée au pouvoir du socialiste Hugo Chavez il y a neuf ans.
Ni le ministre des Affaires étrangères colombien, ni l'état-major, interrogés après les obsèques à Bogota d'un soldat tué dans l'opération de samedi, n'ont commenté ces annonces.

L'Equateur a de son côté annoncé le rappel de son ambassadeur à Bogota pour protester contre l'attaque de l'armée colombienne contre les FARC sur le territoire équatorien. Le ministre des Affaires étrangères adjoint José Valencia a précisé que cette mesure n'implique pas "une rupture définitive des relations" avec la Colombie, les liens commerciaux demeurant intacts. Si les circonstances autour de l'opération sont "clarifiées à la satisfaction de l'Equateur", les relations pourront revenir à la normale, a-t-il ajouté.

Plus tôt, le équatorien Rafael Correa s'était estimé trompé par les explications de la Colombie, déclarant que "de toute évidence, l'espace aérien équatorien a été violé".

Grand pourfendeur des Etats-Unis, M. Chavez a qualifié la Colombie, gouvernée par la droite soutenue par Washington, d'"Etat terroriste" et considéré que son président Alvaro Uribe est "un criminel". Il a estimé que "le gouvernement colombien est devenu l'Israël de l'Amérique latine".

Le président vénézuélien a vivement condamné les actions de Bogota, affirmant que Reyes et 16 autres guérilleros avaient été tués pendant leur sommeil dans un camp situé en territoire équatorien, près de la frontière avec la Colombie. Il a déclaré que la Colombie avait "envahi l'Equateur, violant de manière flagrante la souveraineté de l'Equateur".

"Il n'y a pas eu de combat. C'était un meurtre lâche, tout cela froidement calculé", a déclaré M. Chavez.

"Nous rendons hommage à un vrai révolutionnaire, qui était Raul Reyes", a-t-il proclamé, se rappelant qu'il avait rencontré le dirigeant des FARC au Brésil en 1995.

M. Chavez a ajouté avoir parlé avec son homologue équatorien Rafael Correa, et affirmé qu'il avait également décidé de déployer des troupes sur sa frontière avec la Colombie.

Face à l'annonce du président Hugo Chavez d'un déploiement de troupes vénézuéliennes sur la frontière avec la Colombie, la France a appelé dimanche tous les acteurs de la région "à la retenue".

"Face à la montée des tensions dans la région andine, particulièrement entre le Venezuela, la Colombie et l'Equateur, le ministère de Affaires étrangères et européennes lance un appel à la retenue", pouvait-on lire dans un communiqué du Quai d'Orsay diffusé dimanche soir.

 
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