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Chlordécone aux Antilles : le rapport Belpomme sort mardi Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
17-09-2007

Le cancérologue Dominique Belpomme rend son rapport à l'Assemblée nationale française mardi, concernant l'impact sanitaire de la pollution au chlordécone aux Antilles (Martinique, Guadeloupe).

chlordécone antilles 

Le ministre français de l'agriculture et de la pêche Michel Barnier juge que l'utilisation massive des pesticides dans la culture de la banane antillaise a conduit à un "désastre sanitaire" selon ce rapport du cancérologue Dominique Belpomme.

Les producteurs de banane demandent un rapport de l'AFFSA (sécurité sanitaire des aliments) contestant la corrélation entre le nombre élevé de cancers de la prostate qui serait dû à l'empoisonnement du sol et de l'eau, constaté en Martinique et en Guadeloupe.

Un pesticide cancérigène

L’objet du délit s’appelle le chlordécone, phytosanitaire destiné à éradiquer le charançon (coriace coléoptère amateur de bananes). Un produit dangereux, interdit aux Etats-Unis dès 1976, qui a bénéficié d’une étonnante mansuétude dans les Antilles françaises. Les bananiers obtiennent une première dérogation en 1981, après un ouragan ravageur - déjà. Le chlordécone est enfin interdit en 1990 par le gouvernement français, mais le lobby bananier obtient du ministère de l’Agriculture trois ans de rab. Formellement interdit à partir de 1993, on retrouvera pourtant un stock de 9,5 tonnes de pesticide en… 2002, dans le hangar d’une bananeraie.

Le chlordécone a pollué toutes les Antilles. Les plantations de bananes étant situées en amont des terres agricoles, il a contaminé les cultures de patates douces en aval, puis l’eau des rivières et leurs élevages d’écrevisses, les crabes en bord de mer, les bovins, le lait de vache, jusqu’au sang de 90 % des femmes enceintes. Seules les bananes - sauf à en déguster la peau - échappent à cette contamination. (in Libération, 30 Août).
"Je pense que cette affaire (est) beaucoup plus grave que celle du sang contaminé", dénonce le scientifique, constatant que les Antilles se placent "au deuxième rang mondial" en matière de cancer de la prostate et que "le taux de malformations congénitales augmente dans les îles". Le Pr Belpomme y voit l'effet de l'usage de pesticides comme "le chlordécone, le paraquat (interdit très récemment) et plusieurs dizaines d'autres pesticides".

La production de banane antillaise de cette année a totalement été éradiquée en Martinique par le cyclone Dean du 17 Août et l'a détruite à 50 % en Guadeloupe.

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Bibliographie.

Essai : CHRONIQUE D'UN EMPOISONNEMENT ANNONCÉ Le scandale du Chlordécone aux Antilles françaises 1972-2002 par Louis Boutrin, Raphaël Confiant, Ed. L'harmattan. 

Rapport d'expertise et d'audit externe concernant la pollution par les pesticides aux Antilles : conséquences agrobiologiques, alimentaires et sanitaires, et propositions d'un plan de sauvegarde, Pr Dominique Belpomme.

 
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