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Carnaval au Brésil : tensions et disparités raciales Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
16-02-2007

Au Brésil, pendant le carnaval aussi, les disparités selon la couleur de la peau se manifestent, au carnaval de Rio de Janeiro tout comme à Salvador de Bahia, comme dans les autres secteurs de la société.

Carnaval BrésilNoirs et Blancs, riches et pauvres dansant et chantant ensemble: les carnavals qui débutaient vendredi à Rio de Janeiro et dans la plupart des villes du Brésil donnent l'image d'un pays uni dans la fête, mais ces célébrations masquent tensions raciales et disparités.

La moitié environ des 180 millions d'habitants du Brésil, descendants d'esclaves africains, sont noirs de peau ou métis, mais moins de 3% d'entre eux sont titulaires de diplômes universitaires, selon une étude de l'Université fédérale de Rio de Janeiro.

"Le carnaval est un moment où les règles sociales sont suspendues", dit le sociologue Roberto Da Matta. "Les Américains ont tendance à interpréter ça au sens littéral: pas de préjudices, pas de règles explicites pour les Noirs. Mais il y a toutes de sortes de distinctions sociales, et pour certaines, très brutales", note-t-il.

Lors du carnaval de Rio, par exemple, les Noires ou Métisses se plaignent souvent d'être évincées au profit de femmes à la couleur de peau plus claire pour la place convoitée de danseuse vedette. Et si la grande majorité des danseurs des meilleures écoles de samba viennent des favelas, le prix des billets au stade Sambadromo où défileront dimanche et lundi les danseurs exclut de fait les plus pauvres.

A Salvador de Bahia, à 1.200km au nord-est de Rio, les plus riches paient 2.000 reals (700 euros) le droit de faire la fête dans des zones bien délimitées. Des milliers de "cordeiros" sont employés du crépuscule à l'aube à cet effet, séparant à l'aide de cordes les festivaliers payants des autres, la masse des "pipoca".

"Les cordeiros isolent les 'pipoca', en majorité noirs, des groupes de la classe moyenne où près de 100% des participants sont blancs ou métis à la peau claire", précise Joao Jose Reis, professeur d'histoire à l'Université fédérale de Bahia. "C'est la même situation pour les loges privées, qui prennent de plus en plus d'espace chaque année le long du trajet du défilé et qui sont stratifiées de la même façon racialement et sociologiquement", ajoute-t-il.

Par ailleurs, la plupart des groupes et orchestres montrés à la télévision sont en majorité blancs, alors que plus de 70% des habitants de Salvador de Bahia sont noirs. La programmation du carnaval ne fait pas la part belle aux "Blocos Afros": ces groupes réunissant des centaines de joueurs de tambours aux costumes soigneusement élaborés sont relégués aux heures creuses.

"Les Blocos Afros sont devenus plus professionnels et créent une identité nationale, qui leur permet de vendre de la publicité et attirer plus de sponsors", se justifie Valter Oliveira Leite, président du conseil municipal du carnaval. La programmation, assure-t-il, ne traduit aucun racisme. "Il n'est pas vrai que nous voulons défiler à une heure du matin", réplique Alberto Pitta, directeur du groupe Cortejo Afro. "On ne peut pas attirer les sponsors à cette heure-là."

Mais les discriminations s'exercent aussi parfois dans l'autre sens. Vera Lacerda a mis sur pied une des plus populaires écoles de samba de Salvador, Ara Ketu, après son exclusion d'un Bloco Afro: on lui reprochait de ne pas être assez noire. "Je ne pense pas qu'on puisse combattre le racisme par le racisme", souligne-t-elle.

source : AP

 
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