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Bilan de l'année 2012 sur le plan international Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
16-01-2013

Présenté par Esther ELOIDIN, militante de l'éducation (Martinique).

Bilan de l'année 2012 (Martinique)
Pochoir indépentantiste sur sous-répartiteur France Télecom (Martinique)

Si l’on en croit les médias occidentaux, vu le temps qui y a été consacré, les événements les plus déterminants pour l’histoire de l’humanité qui se sont produits en 2012 sont la grossesse de la princesse Kate, les tribulations de DSK, la guéguerre entre Fillon et Coppé et l’éventuel départ de Gérard DEPARDIEU pour la Belgique ! En tout cas, ce n’est pas de ces médias là qu’il faut attendre les informations et les explications nécessaires à une véritable compréhension des enjeux majeurs au plan international.

En ce qui nous concerne, nous faisons le constat que les événements, qui se sont succédés au cours de cette année 2012, confirment largement l’analyse que nous faisons de la situation internationale.

I/ Le système capitaliste est en bout de course.

Le système financier a été définitivement déréglé par la voracité des spéculateurs avec la complicité des banques qui sont à leur service. La dette et le déficit des Etats impérialistes atteignent des records :
Un seul exemple : Les Etats Unis d’Amérique, première puissance mondiale, ont un budget fédéral déficitaire de 1330 milliards de dollars une dette publique qui dépasse les 16.000 MILLIARDS DE DOLLARS !
Face à la crise qui touche leurs pays et face à la montée en puissance des pays émergents comme la Chine, les gouvernements occidentaux, y compris le gouvernement socialiste français, imposent aux populations des politiques d’austérité qui jettent de larges fractions des populations dans la précarité et la misère. Les uns après les autres, les pays européens baissent les salaires, augmentent les impôts et les taxes, diminuent les pensions pendant qu’ils reculent l’âge de la retraite.
Les conséquences pour la population sont dramatiques.
Le 3 décembre dernier, l’agence de Statistique Eurostat annonçait que 24,2 % de lapopulation des 27 pays de l’Union Européenne, soit 119,6 millions d’êtres humains,étaient confrontés au risque de pauvreté.
L’explosion du chômage et de la misère, mais aussi la culture de l’individualisme et de la violence sciemment attisée par les classes dominantes, ont pour conséquence un profond mal-être dans les populations. Suicides, toxicomanies, massacres en série sont des expressions du dérèglement social.
Ainsi, l’année 2012 nous a incités à abandonner « lespwa mal papay » que les gouvernements mettront fin à leurs politiques néolibérales ; elle nous a rappelé aussi que la seule issue pour les peuples est la résistance.

II/ L’année 2012 nous a confirmé aussi que les risques d’une troisième guerre mondiale ne sont pas à écarter.

Dans l’espoir d’assurer la survie du système, les gouvernements impérialistes se prédisposent pour un affrontement majeur.
Les préparatifs d’une agression contre l’Iran se sont intensifiés. Après l’Afghanistan, l’Irak et la Libye, la cible visée en 2012 a été la Syrie. L’un des aspects de la stratégie des pays impérialistes consiste à semer le chaos dans tout pays susceptible de leur faire obstacle. Et, dans ce contexte, les Européens ont eu le toupet de s’auto-attribuer le PRIX NOBEL DE LA PAIX !

En tout cas, l’année 2012 nous à montré que nous devons nous préparer au pire. Et cela d’autant plus que, dans le même temps où s’accumulent les risques de guerre mondiale, les gouvernements ont montré qu’ils n’ont aucune intention de lutter contre les effets catastrophiques du changement climatique alors que les effets redoutés en ce domaine se manifestent déjà. Les drames provoqués par l’ouragan Sandy aux USA, par les catastrophes à répétitions aux Philippines ou dans la Caraïbe n’attristent pas outre mesure ces gouvernements qui ont refusé de prendre les mesures qui s’imposent aux sommets de RIO et de Doha !

III/ Mais, cette année a confirmé également que les peuples ne se laissent pas faire.

En 2012, les mobilisations de masse se sont intensifiées dans tous les pays capitalistes contre l’application des politiques d’austérité scélérates imposées par les gouvernements et, sur toute la surface du globe, les peuples se sont révoltés
contre les régimes totalitaires.
Dans les rencontres internationales, les gouvernements des pays dominés et anti-impérialistes se sont opposés radicalement aux pressions et diktats des impérialistes.
Il faut saluer tout particulièrement les avancées dans la lutte du Peuple Palestinien dont le pays a accédé au statut d’Etat non membre des Nations Unies. Avec l’échec de la nouvelle agression barbare menée par son armée dans les territoires occupés, condamné par l’opinion internationale, l’Etat d’Israël se trouve de plus en plus isolé.
Mais le plus réconfortant pour les peuples, c’est qu’en 2012, les avancées ont été très importantes dans la construction d’un autre monde plus juste.
Les relations entre les pays du sud se sont renforcées sur les plans diplomatiques et économiques. Particulièrement dans notre grande région, sous l’égide des gouvernements anti-impérialistes, l’intégration et la coopération ont fait de grands pas.
Cela a permis d’obtenir des résultats encourageants sur le plan économique et de faire reculer la pauvreté :
Malgré la crise mondiale, la croissance de la zone Amérique latine- Caraïbe a été de 3 % en 2012, et le chômage a été historiquement bas (6,5 %).
Mais au-delà des moyennes statistiques, avec l’exemple du Venezuela, nous constatons que les améliorations sont possibles quand les gouvernements s’opposent aux politiques néolibérales. Grâce à la Révolution Bolivarienne, le taux
d’analphabétisme a chuté de 9,1% en 1999 à 4,9% en 2011. 83% des jeunes accèdent à l’enseignement supérieur. La mortalité infantile a chuté à 13,95%, l’espérance de vie a progressé de deux ans. Près de la moitié de la population vivait sous le seuil de pauvreté en 1999, moins d’un quart aujourd’hui. La pauvreté extrême a été divisée par deux (de 21,7% à 10,7%).
Nous ne pouvons parler du Venezuela sans rendre un hommage appuyé au Président Hugo CHAVEZ.
En conclusion, malgré toutes les difficultés et tous les drames subis en 2012, nous pouvons donc reprendre confiance en la possibilité d’un avenir meilleur.
Je terminerai en insistant sur le fait qu’aucun pays ne peut prétendre résoudre ses problèmes sans prendre en compte le caractère déterminant des facteurs internationaux.
Seule la globalisation des résistances peut mettre fin à la globalisation du pillage et de l’oppression. Il est donc essentiel pour nous de comprendre les enjeux internationaux et d’intégrer la lutte de notre peuple à la dynamique mondiale visant :
- à mettre fin au système capitaliste et impérialiste,
- à sauvegarder l’environnement et à défendre l’intérêt des générations futures,
- à combattre l’exploitation et l’oppression pour permettre un épanouissement solidaire de tous les êtres humains et de tous les peuples.
Je vous remercie de votre attention.

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Plus sur le Bilan dans les archives YouTube, 

 

 
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