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Arnaud Montebourg condamné pour injures Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
23-05-2012

Après la ministre Christiane Taubira et la girl friend Valérie, c'est Arnaud Montebourg qui est dans le collimateur. Le changement de François Hollande, ça commence bien !

Montebourg condamné

Le ministre du gouvernement Hollande, Arnaud Montebourg, a été condamné pour des propos injurieux publiés dans un journal en France, parus avant sa nomination au poste de ministre du redressement productif.

PARIS (AP) — Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mercredi le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg pour "injure publique" pour des propos parus dans le quotidien régional "La Voix du Nord" en septembre 2011 dans lesquels il traitait les dirigeants de la société Sea France "d'escrocs".

La 17e chambre correctionnelle de Paris a condamné le nouveau ministre, à l'époque en campagne pour les primaires socialistes, à verser à Pierre Fa, Katherine Burro-Fleta, Jean-Claude Drigeon et Vincent Launay, un euro chacun en réparation du préjudice subi.

Dans son jugement, que l'Associated Press a pu consulter, le tribunal estime que "l'injure visait, non pas un adversaire politique, mais des dirigeants d'une entreprise qui n'étaient pas des personnes engagées dans une quelconque campagne électorale".

"Si le sujet évoqué était incontestablement un débat d'intérêt public (...), les circonstances n'affranchissent pas nécessairement ceux qui l'expriment de toute responsabilité" lorsqu'ils utilisent "des propos injurieux", est-il écrit.

Arnaud Montebourg avait fait valoir que sa responsabilité ne saurait être engagé en sa qualité d'élu en campagne pour des propos n'excédant pas selon ce qui est raisonnable dans une société démocratique. Il avait basé sa défense sur l'article 10 de la convention des Droits de l'Homme et des libertés fondamentales qui autorise "une certaine dose d'exagération, voire de provocation" dès lors qu'il existe une "base factuelle" suffisante.

A droite, la déléguée générale de l'UMP Nadine Morano a aussitôt estimé qu'après sa condamnation, "Arnaud Montebourg s'honorerait à démissionner de ses fonctions de ministre du Redressement productif au nom du principe d'exemplarité édicté par François Hollande et mis en scène par la signature d'une charte de bonne conduite lors du premier conseil des ministres".

"François Hollande a martelé durant toute sa campagne son exigence d'un gouvernement vertueux et exemplaire", rappelle-t-elle dans un communiqué, affirmant que "la condamnation en première instance d'un de ses membres, une semaine après son entrée en fonction, porte une atteinte grave à la crédibilité de la parole du président de la République".

"Je n'aurai pas autour de moi à l'Elysée des personnes jugées et condamnées" avait dit François Hollande pendant la campagne dans un entretien au "Journal du Dimanche" paru le 15 avril. source : AP

 
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