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Aimé Césaire est mort officiellement Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
17-04-2008

Aimé Césaire, poète et homme politique martiniquais est mort d'après une annonce officielle ce matin.

Aimé Césaire
Aimé Césaire
 

Hospitalisé au CHU de Fort-de-France (Martinique) depuis une semaine pour des problèmes cardiaques, Aimé Césaire est décédé ce jeudi à 5h20 à 94 ans.

Une veillée est prévue avec ses proches à son domicile de Redoute, ainsi qu'une veillée publique plus tard à la Mairie de Fort-de-France, dont il était l'ancien député-maire, de 1945 à 2001, prônant sur le plan politique l'assimilation après avoir démissionné du Parti Communiste.

Aimé Césaire est l'auteur de pièces telles que "La Tragédie du roi Christophe" (1963, sur la décolonisation) ou "Une saison au Congo" (1966, sur Patrice Lumumba). En poésie, il a signé "Cahier d'un retour au Pays Natal", "Les Armes miraculeuses", "Soleil cou coupé", "Corps perdu", "Ferrements" ou "Moi laminaire".
Il a aussi été essayiste et polémiste avec son "Discours sur le colonialisme", cri de révolte contre l'Occident, juché sur "le plus haut tas de cadavres de l'humanité" ou "Lettre à Maurice Thorez".

Compléments d'informations sur la mort d'Aimé Césaire :

Le poète et homme politique martiniquais Aimé Césaire s'est éteint jeudi matin à l'âge de 94 ans au CHU de Fort-de-France, annonce l'établissement. Celui dont l'état de santé était "très précaire depuis plusieurs jours est décédé (...) dans le service de réanimation à 5h20 alors qu'il était hospitalisé depuis le 9 avril dernier", a-t-on ajouté. Il y avait été admis pour des problèmes cardiaques.

"Nous avions pour mission de nous assurer, comme cela se passe pour les patients en fin de vie, que les choses se passent le mieux possible avec le moindre inconfort possible. Des conditions de dignité et de discrétion acceptables pour lui-même et son entourage", a indiqué le Dr Hossein Médahoui, chef du service de réanimation du CHU. L'établissement a précisé que son corps avait été remis à sa famille.

Ancien maire de Fort-de-France, chantre de la négritude et figure tutélaire de la politique martiniquaise, Aimé Césaire a été député de Martinique pendant près de 50 ans. Homme politique, écrivain, penseur, Aimé Césaire incarnait surtout à lui seul plus d'un demi-siècle de l'histoire de la Martinique. Cette figure type de l'engagement littéraire aura mis ses lettres au service d'un combat de toute une vie pour l'émancipation des Noirs.

Saluant "la mémoire d'un grand poète qui a acquis sa notoriété par la qualité de son écriture", Nicolas Sarkozy note dans un communiqué qu'on "retiendra de lui qu'il est l'initiateur, avec Léopold Senghor, du concept de la Négritude. Ce fut un grand humaniste dans lequel se sont reconnus tous ceux qui ont lutté pour l'émancipation des peuples au XXe siècle".

Le Premier ministre François Fillon a rendu hommage à un "représentant exceptionnel de l'engagement poétique et politique". Ce proche d'André Breton "ne craignait ni la force des images, ni leurs ruptures. Il laissait naître de sa colère des chants puissants et durs. Il mettait ses mots au service de la lutte pour la dignité humaine, en particulier celle des peuples colonisés et humiliés".

Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo s'est envolé pour la Martinique afin de "s'incliner devant la dépouille mortelle d'Aimé Césaire au nom du gouvernement", a annoncé son service de presse. Son collègue Alain Joyandet (Francophonie) a souhaité lui aussi "rendre un dernier hommage à Aimé Césaire en se rendant à ses obsèques nationales".

Voici les principales réactions au décès d'Aimé Césaire jeudi à Fort-de-France:

- Le président français Nicolas Sarkozy, faisant part de sa "très grande tristesse", dit imaginer "le chagrin immense de toute la population martiniquaise, antillaise et ultramarine qui perd, aujourd'hui, l'un de ses pères spirituels. Mais, en vérité, c'est toute la nation française qui est en deuil".

M. Sarkozy "salue la mémoire d'un grand poète qui a acquis sa notoriété par la qualité de son écriture. On retiendra de lui qu'il est l'initiateur, avec Léopold Senghor, du concept de la Négritude. Ce fut un grand humaniste dans lequel se sont reconnus tous ceux qui ont lutté pour l'émancipation des peuples au XXe siècle. Esprit libre et indépendant, il a incarné, sa vie durant, le combat pour la reconnaissance de son identité et la richesse de ses racines africaines. Par son appel universel au respect de la dignité humaine, à l'éveil et à la responsabilité, il restera un symbole d'espoir pour tous les peuples opprimés".

- Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie et ancien président sénégalais, "salue la mémoire d'un homme qui a consacré sa vie aux multiples combats menés sur tous les champs de bataille où se jouait le destin culturel et politique de ses frères de race, un combat noble car exempt de cette haine qu'il avait en horreur". Il a été le "poète qui a su prendre les dimensions de l'univers, tout en restant profondément attaché aux valeurs culturelles du monde noir", mais aussi "l'homme qui a vécu sa francophonie dans l'abondance de ses oeuvres qui font chanter la langue que nous avons en partage dans tous les genres littéraires et plus particulièrement dans la poésie le théâtre, l'essai et l'histoire".

- Le Premier ministre François Fillon rend hommage à un "représentant exceptionnel de l'engagement poétique et politique". Ce proche d'André Breton "ne craignait ni la force des images, ni leurs ruptures. Il laissait naître de sa colère des chants puissants et durs. Il mettait ses mots au service de la lutte pour la dignité humaine, en particulier celle des peuples colonisés et humiliés", poursuit M. Fillon, ajoutant: "Avec Léopold Sédar Senghor, il avait allumé la flamme fière de la Négritude et l'avait fait courir sur la plus grande partie du XXe siècle".

- Patrick Karam, délégué interministériel pour l'égalité des chances des français d'Outre-mer, parle d'un "géant qui s'éteint". "'Papa Césaire', héros du peuple martiniquais, aimé de toute la Caraïbe à qui il a su rendre la fierté d'être eux-mêmes, était non seulement cet homme politique (...) mais également un immense poète, reconnu dans le monde entier pour son expression, dense et colorée". Pour lui, c'est non seulement l'Outre-mer, mais aussi "la République tout entière qui se désole de la perte incommensurable que représente la mort de cet Homme Debout".

- La ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer Michèle Alliot-Marie rend hommage à celui qui "restera pour nous un homme d'exception, porteur des valeurs universelles de paix et d'humanisme. L'attachement que lui portent les Martiniquais, et au-delà l'ensemble des Français, en est le témoignage".

- Le député et président PS de la région Guadeloupe, Victorin Lurel, dit s'incliner "respectueusement devant la mémoire d'Aimé Césaire, 'nègre fondamental', 'nègre total', qui, dans ses combats politiques comme dans sa réflexion philosophique, dans les fulgurances de ses mots comme dans les vers de ses poèmes, aura tutoyé l'excellence et magnifié l'identité afro-antillaise pour en faire le socle de notre culture". Pour M. Lurel, Césaire "est assurément l'un des plus grands, sinon le plus grand écrivain francophone du XXe siècle".

- François Hollande, Premier secrétaire du Parti socialiste, note qu'Aimé Césaire "n'était pas seulement l'auteur talentueux du 'Cahier d'un retour au pays natal', il avait aussi, dans son 'Discours sur le colonialisme', proposé la critique la plus aboutie d'un système qu'il combattait depuis 1934, quand il avait jeté les bases du concept de négritude, avec Léopold Sédar Senghor, Léon Gratiant et Léon-Gontran Damas". Pour M. Hollande, "Césaire était un homme de gauche. Tout au long de ses mandats de maire et de député de Fort-de-France, il a agi aux côtés de ceux qui se battent pour la reconnaissance de leurs droits et de l'égalité sociale. François Mitterrand l'avait reconnu comme un des plus grands poètes du XXe siècle, 'mais un poète voué à la gestion des affaires humaines', avait-il ajouté".

- La ministre de la Culture Christine Albanel salue un homme qui a toujours "pétri la langue française de sa liberté et de sa révolte. Il la fait battre au rythme de ses incantations, de ses cris, de ses appels à vaincre l'oppression, invoquant l'âme des peuples asservis pour adjurer les vivants de relever la tête".

- Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner note que "pour nous tous, le message d'Aimé Césaire, c'est d'abord une invitation à ne jamais succomber aux tentations du repli. Par tous les combats qu'il mena pour l'humanité, Aimé Césaire fut, comme il le souhaitait, dans ses premiers 'Cahiers du retour au pays natal', 'un homme juif, un homme cafre, un homme hindou de Calcutta, un homme de Harlem qui ne vote pas'. Assurant que "la France ne l'oubliera pas", M. Kouchner "souhaite que les instituts culturels français à travers le monde rendent hommage, dans les prochains jours, à cette grande figure humaniste en mettant en valeur la richesse et la diversité de son oeuvre".

- Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes, a demandé l'entrée au Panthéon d'Aimé Césaire, "éminent symbole d'une France métissée" décédé à l'âge de 94 ans. "Une grande voix s'est éteinte, celle d'un homme de conviction, de création, de témoignage, qui fut sa vie durant un éveilleur de conscience, un éclaireur de notre temps, un démineur d'hypocrisies, un porteur d'espoir pour tous les humiliés, un combattant inlassable de l'humaine dignité", a déclaré la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes dans un communiqué.

- Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), estime que "sa revendication de la négritude (...) a ouvert la voie à la revendication identitaire et rejeté l'esclavage dans la poubelle des infamies de l'histoire. Jusqu'au bout, il est resté fidèle à ses convictions. Ainsi, en 2005, il s'est dressé contre la loi reconnaissant le rôle positif de la colonisation, ce qui l'a conduit, alors, à refuser de recevoir Sarkozy". Pour M. Besancenot, sa disparition "est une grande perte pour l'histoire de l'humanité progressiste", tant "'Papa Césaire' (...) restera le symbole de la lutte en faveur des pauvres, des exploités, des descendants d'esclaves ignorés et bafoués dans leur propre pays par les colons pendant des décennies, le symbole de la lutte contre le racisme, pour l'émancipation et la dignité".

- Le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a estimé que "la France perd un immense poète et un homme politique de premier plan (...) L'Assemblée nationale salue la mort de celui qui fut député sans discontinuer pendant 48 ans, établissant ainsi le record de longévité parlementaire depuis 1945".

- Le secrétaire d'Etat à la Coopération et la Francophonie, Alain Joyandet, rend hommage à un homme qui "savait manier la langue française avec une originalité exceptionnelle. Il a su la faire aimer par-delà les frontières. Le poète et maire, figure emblématique de sa Martinique natale a puisé dans sa 'créolité' une source d'inspiration féconde" et "n'a jamais oublié ses racines à la fois africaines, antillaises et francophones".

- La secrétaire nationale du Parti communiste Marie-George Buffet indique qu'Aimé Césaire restera pour elle "un homme qui a regardé tout le siècle passé en face, l'homme de toutes les révolutions, poétiques et politiques". "Contre l'oppression du système colonial et l'exotisme de bon aloi, il a forgé, avec ses camarades, Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas, le concept de négritude. Aimé Césaire disait: 'Ce mot désigne en premier lieu le rejet. Le rejet de l'assimilation culturelle, le rejet d'une certaine image du Noir paisible, incapable de construire une civilisation'". Mme Buffet rend aussi hommage à "sa poésie, dont André Breton disait qu'elle était 'belle comme l'oxygène naissant', son théâtre, ont inventé une langue d'une grande puissance incantatoire jamais coupée de son idéal". AP

 
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