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Le Tour Operator Switch annonce son intention de quitter la Martinique dans une lettre ouverte à l'administration française qu'il accuse d'être le principal frein au développement du tourisme en Martinique.
 Photo : Gi Switch met les voilesDans une lettre ouverte au Président de la République Française (Nicolas Sarkozy), au Préfet de la Martinique (Ange Mancini) et au ministre de l'Outremer (Christian Estrosi), la direction de Switch ne leur cache pas leurs quatre vérités : le principal frein au développement touristique de la Martinique est le comportement de l'administration française. Et non pas l'attitude de la population martiniquaise, poursuit-il dans cette lettre, population déjà bien consciente de sa réalité historique et économique de colonie regorgeant de ressources sous-marines destinées dans quelque futur à l'Etat et aux grands groupes européens, qui se complaisent à maintenir notre économie tournée à 90 % vers l'importation, subventionnant artificiellement le reste des "exportations", avec la complicité des classes compradores et des fonctionnaires. Ce coming out du tour operator est bien opportuniste, profitant de la débâcle et de la focalisation médiatique autour de l'ouragan Dean. En effet, celui-ci n'est même pas classé catastrophe naturelle, ce qui doit bien sûr limiter les frais d'indemnisation au strict minimum (voir le bulletin violet de Météo France, avant correctif, qui ne savait probablement pas, comme le reste de nos compétents administrateurs, la catégorie exacte du phénomène au moment de son passage). Mais c'est tant mieux qu'un acteur économique majeur est enfin le courage de publier un billet aussi traître, sans cette fois casser du sucre sur le dos de la population martiniquaise. Voir aussi la lettre de Switch publiée dans TourMag. |