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Martinique et Guadeloupe : le manque de concurrence comme origine de la crise ? Le gouvernement français en est bien conscient mais pourra t-il rétablir les conditions de cette concurrence loyale et laisser tomber les pratiques des groupes privés et des institutions responsables, lobbies qu'il soutient depuis des décennies ? Il préfère laisser pourrir la crise aux Antilles et fermer les yeux sur une gabégie honteuse de l'argent public.
 Barrage au Gosier (Guadeloupe) Le 14 Février, Yves Jégo rencontrait le président de l'Autorité de la concurrence M. Bruno Lasserre. Cette autorité administrative indépendante spécialisée dans l’expertise du fonctionnement des marchés doit donner son avis avant l'été sur l'exercice de la concurrence dans les départements d'outre-mer (notamment Guadeloupe, Martinique, Guyane), sur les carburants bien évidemment mais aussi les mécanismes d’import/export et la distribution des produits de grande consommation d’autre part. Ne sera-t-il pas trop tard ? Une analyse de l'institut privé et indépendant iFRAP (Institut Français pour la Recherche sur les Administrations et les Politiques Publiques) vient préciser ces mécanismes apportant des données chiffrées consolidées sur les transferts d'argent public de la métropole vers les DOM TOM, mettant en évidence la faillite de la politique publique à l'égard de l'économie de ces îles ou territoires éloignés, pointant du doigt des monopoles illégaux et le manque chronique de concurrence dans les secteurs sus-mentionnés. Ce gaspillage serait responsable de l'inertie du tissu économique et donc du chomâge galopant. En voici un extrait : Martinique et Guadeloupe : le manque de concurrence comme origine de la crise Derrière l’augmentation importante des prix à la consommation par rapport à la métropole (de 20 à 60% selon les produits), le véritable problème des DOM est bel et bien issu des monopoles et du manque de concurrence.
Monopoles publics parce que les administrations des Antilles ont la haute main sur un certain nombre de services publics (ports, aéroports etc.) qui s’interfacent avec le monde extérieur et renchérissent d’autant le coût des produits importés (taxes et redevances aéroportuaires, octroi de mer etc.).
Monopoles privés, qui vont à l’encontre des règles de concurrence saine et non faussée prônées par Bruxelles y compris dans ces régions dites « ultra-périphiques » (RUP). Pour pallier le renchérissement du coût de la vie lié aux monopoles publics et privés, la métropole dispense subsides et régimes dérogatoires officiellement pour contre-balancer les difficultés supposées nées de l’insularité. Exercice budgétaire après exercice budgétaire, ces financements publics sont distribués à fonds perdus. L’économie de ces îles semble stagner et pourtant les transferts d’argent public n’ont jamais été aussi importants : près de 13,3 milliards € en 2009 vers les DOM/TOM, soit une augmentation de 3,4% par rapport à 2008. Une somme qui comprend 3,3 milliards d’aides européennes. Lire la suite ici : Martinique et Guadeloupe : le manque de concurrence comme origine de la crise Source : www.iFRAP.org |