Menaces de grèves en Martinique et en Guadeloupe en Décembre

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Grèves en Martinique et en Guadeloupe

Un lot de menaces de grève pèsent sur la Martinique et la Guadeloupe au mois de Décembre 2013. Face à la mondialisation des échanges de biens et d'informations les îles de la Martinique et de la Guadeloupe, arriveront-elles à se réformer sans céder à la violence, et sans accroître les injustices sociales ?

Les protestations se multiplient

Les touristes qui ont prévu un séjour dans les Caraïbes de Martinique et Guadeloupe en Décembre devront s'armer de patience et d'indulgence, face à la grogne sociale qui s'amplifie à mesure qu'on se rapproche des vacances scolaires de Noël. Le chapelet des protestations ne cesse de s'allonger : piquets dans les hôpitaux, grève des employés municipaux, manifestations des taxis collectifs et des camionneurs, soulèvement des sages-femmes, perturbations à France Télévisions, démonstrations dans le BTP, batailles avec le pôle universitaires guyanais, crèches , cantines et garderies scolaires fermées... Contre toute attente, seul les dockers se tiennent encore à carreau.

Les syndicats antillais qui ne sont pas en reste appellent à une grève générale le 5 Décembre. Au menu des plaintes : chômage, licenciements en préparation, baisse du pouvoir d'achat, hausse de la TVA au 1er Janvier 2014...

Grève des carburants

A cela s'ajoute le désaccord des gérants de stations-services face à l'application toujours prévue au 1er Janvier 2014 du décret relatif à la tarification des produits pétroliers en outre-mer, mesure voulue par le gouvernement français pour améliorer la transparence de la formation du prix du baril de pétrole raffiné par la SARA, monopole antillos-guyanais sur la production d'essence et de gasoil. Destiné à obliger les pétroliers à réduire leur marge et à assurer ainsi la distribution du précieux liquide, le décret signifierait à terme l'automatisation des pompes, avec ses conséquences néfastes sur l'activité et l'emploi, ce que dénoncent les gérants. Leur action prévoit de faire pression par la fermeture des stations d'approvisionnement en carburants en Martinique, Guadeloupe et Guyane pour une durée illimitée.