La rédaction de RFI sous le choc

Toutes les équipes de RFI et du groupe France Médias Monde sont sous le choc, profondément tristes, indignées et en colère, et leurs pensées vont aujourd'hui aux familles et aux proches de leurs collègues et amis, déclarent-ils dans ce communiqué.

 

C'est notre travail qui est d'informer qui est atteint aujourd'hui, nous sommes en colère, atterrés. Le Mali devait accueillir une partie des émissions jeudi prochain à Bamako (...)Nous annulons cette opération mais nous retournerons à Kidal, a réagi de son côté Cécile Mégie, directrice de la rédaction de RFI, sur sa radio, un peu plus tard.

Mme Mégie a exprimé sa colère de voir que ce métier d'informer est de plus en plus difficile voire infaisable dans certains coins de la planète.

Nous n'allons pas en Syrie parce qu'on ne peut pas y travailler et nous allions à Kidal avec toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de nos confrères, a-t-elle ajouté.

Face à la barbarie est-ce qu'on va pouvoir continuer à faire notre métier ? C'est la mission de tous les journalistes. On a peut-être tendance ici à penser que la liberté d'informer c'est un acquis et nous, nous savons que dans bien des endroits elle est en train de régresser, a réagi pour sa part la PDG de France Médias Monde (RFI, France 24, Monte Carlo Doualiya), Marie-Christine Saragosse.

Je n'ai pas envie de baisser les bras, je pense qu'avec la rédaction de RFI, avec celle de nos collègues de France 24, de MCD, la colère va nous donner encore plus envie de ne pas se laisser clouer le bec par des barbares, a-t-elle ajouté.

La journaliste Ghislaine Dupont, 51 ans, et le technicien de reportage Claude Verlon, 58 ans, deux grands professionnels et spécialistes de l'Afrique depuis de nombreuses années, rendaient compte sur le terrain du quotidien des Maliens à la veille des élections législatives, a expliqué RFI dans son communiqué.

Le reportage qu'ils réalisaient s'inscrivait dans le cadre d'une opération spéciale de délocalisation des émissions de RFI prévues le 7 novembre à Bamako.

Mme Saragosse a précisé que les deux journalistes étaient en train de faire, comme toujours, un travail de fond sur le Mali à 15 jours d'élections législatives.

On voulait donner la parole à tous les Maliens dans un élan de réconciliation et on avait bien sûr tout prévu, tout plannifié, a-t-elle ajouté.

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