Emmanuel Macron président en marche

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Emmanuel Macron président en marche

Emmanuel Macron est en passe de faire quelque chose d'impensable il y a seulement six mois: entrer dans la dernière ronde de la course présidentielle française sans le soutien de l'un ni l'autre des deux grands partis politiques, contre Marine Le Pen du Front National (FN).

Emmanuel Macron président 

Lorsque le candidat de 39 ans Macron a démissionné du gouvernement du président socialiste Francois Hollande en 2016 pour lancer son En Marche! (En mouvement!) Le mouvement politique a cru qu'il était condamné à l'échec. Emmanuel Macron est, à l'issue du premier tour de la présidentielle, le nouveau président virtuel de la République Française, compte tenu des estimations et des soutiens au deuxième tour de François Fillon (LR) et Benoît Hamon (PS).

Mais en seulement 18 mois, le mouvement a maintenant plus de 200 000 membres inscrits et M. Macron est en train de disputer la première place avec un autre outsider, le Front National's Marine Le Pen, lors du premier tour de l'élection présidentielle française.

Macron Président

Macron vote

Cette élection a été la campagne la plus choquante et imprévisible de l'histoire moderne de la France.

M. Hollande est devenu le premier président à ne pas postuler pour un second mandat depuis la fondation de la Cinquième République en 1958 et le successeur choisi par son parti, Benoit Hamon,est à la  cinquième place, résultat sans précédent derrière le rival d'extrême gauche Jean-Luc Melenchon.


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Pendant ce temps, les républicains à centre droit ont eu une campagne désastreuse après que leur candidat, l'ancien Premier ministre Francois Fillon, ait souffert de plusieurs scandales, y compris des allégations selon lesquelles il a utilisé des fonds publics pour payer sa femme pour un travail administratif qu'elle ne semble pas avoir fait.

Les deux premiers candidats du premier tour se rendent à une élection du scrutin le 7 mai si personne ne reçoit plus de 50 p. 100 du vote.

Si M. Macron arrive dans le Palais de l'Élysée, ce sera une réussite remarquable pour un ancien banquier qui a été sorti de l'obscurité relative par M. Hollande pour devenir son ministre de l'Économie en 2014.

M. Macron est né dans une famille bourgeoise dans la ville d'Amiens, dans le nord, où il a été formé pour la plupart dans des écoles catholiques privées.

Au lycée, il est tombé amoureux de son professeur de théâtre, Brigitte Trogneux, qui était âgée de 24 ans, alors qu'elle a collaboré à une fin d'année.

 
Lorsque ses parents l'ont envoyé pour terminer sa dernière année d'école dans un établissement d'élite à Paris, il a refusé de renoncer à Mme Trogneux et a proclamé qu'il reviendrait et l'épouserait.

Bien sûr, le couple est resté ensemble et finalement s'est marié en 2007. Ils vivent maintenant ensemble à Paris avec ses trois enfants de son premier mariage.

Mme Trogneux a joué un rôle clé dans la campagne électorale, et M. Macron a promis qu'elle jouera un rôle dans son administration.

Elle a été citée disant qu'elle était «la présidente de son fan-club» et qu'on l'a souvent vu assister à des réunions de haut niveau à ses côtés.

Emmanuel Macron embrasse sa femme Brigitte lors d'un rassemblement de campagne
Malgré le désir initial d'être un romancier, M. Macron est diplômé de l'université Elite ENA Sciences Po à Paris avant d'entrer dans la fonction publique.

Il a travaillé au trésor français pendant quatre ans avant de partir pour devenir banquier. En 2012, il a été nommé chef de cabinet adjoint de M. Hollande, alors ministre de l'économie.

Au cours de son mandat au sein du gouvernement, M. Macron est devenu particulièrement impopulaire parmi les gauchistes traditionnels, puisqu'il a promulgué une série de lois du travail, dont une qui permet aux entreprises de négocier au cours de la semaine de 35 heures, ce qui a entraîné des grèves sévères en France.

M. Macron s'est lancé comme libéral et a joué sur son attrait personnel en tant que visage jeune et frais et contrepoint à la campagne xénophobe, nationaliste et anti-mondialisation de son principal rival, Mme Le Pen.


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Avant d'annoncer sa candidature au président, son équipe, inspirée par la campagne d'Obama aux États-Unis en 2008, a mené un sondage auprès de milliers de citoyens français pour connaître les politiques qu'ils voulaient de leurs politiciens.

La Grande Marche par des partisans et des militants a abouti à 25 000 entrevues approfondies avec des votes sur lesquels il a construit sa plate-forme politique, a rapporté la BBC.

Le manifeste centriste qui en a résulté a été ridiculisé pour être trop consensuel à essayer de faire plaisir à tout le monde, mais il parle généralement de réduire les taxes et les dépenses, mais aussi de soutenir les personnes à faible revenu, avec 50 milliards d'euros pour l'infrastructure publique et un changement vers les énergies renouvelables.

Plus controversé, il a promis de réduire l'impôt sur les sociétés et les formalités administratives, permettant aux entreprises de renégocier la semaine de 35 heures et de faciliter l'embauche et le licenciement.

Ses partisans disent que cela contribuera à relancer l'économie moribonde de la France, car beaucoup croient aux règles étatistes strictes. Le code du travail français est plus célèbre que la Bible, pour dissuader l'investissement et la croissance du secteur privé.